Enquête sur le phénomène massif des sorties d’Eglises
Bâle: L’Eglise catholique veut mener une campagne pour redorer son image
Bâle, 17 décembre 2003 (Apic) En automne 2004, la chaire de marketing de l’Université de Bâle mènera une enquête sur les sorties d’Eglise. L’Eglise catholique du canton de Bâle-Ville est confrontée à un phénomène massif de départ de ses membres. En 25 ans, ils sont passés de 90’000 à 34’300, un fait unique en Suisse.
L’enquête devra expliquer en détails les motifs de ces sorties d’Eglise, a affirmé Xaver Pfister, responsable de l’information pour l’Eglise catholique romaine de Bâle-Ville, dans une interview diffusée le 16 décembre par le quotidien «Basler Zeitung». Un rapport diffusé en octobre révèle que la majorité de ceux qui quittent l’Eglise sont âgés de 30 à 50 ans. «Ils sont souvent chargés de famille et doivent commencer à économiser», commente Xaver Pfister. L’Eglise catholique craint de perdre encore des contribuables. Actuellement, elle perçoit près de 14 millions de francs d’impôts, dont 10 millions sont attribués aux frais de personnel. En raison d’une récente votation populaire, les impôts vont encore baisser de 5%. Et en tenant compte de la courbe des sorties, l’Eglise catholique romaine de Bâle-Ville ne compterait plus que sur 10 millions d’impôts en 2007 ou 2008.
La campagne entreprise en automne prochain a pour but de stopper l’hémorragie. Elle donnera comme message: «Voilà ce qui se passerait si l’Eglise ne proposait plus ses prestations». Les rencontres de midi pour les aînés, par exemple, ne pourraient plus figurer dans les programmes de l’Eglise, affirme Xaver Pfister, ajoutant: «Les gens ne devraient pas seulement penser à eux, en payant leurs impôts, mais aussi à leur prochain». (apic/bz/job/bb)



