La population est sollicitée pour subventionner des projets
Bâle: Les Eglises chrétiennes à la recherche d’autres sources de financement
Bâle, 23 août 2006 (Apic) Que faire lorsque les impôts ecclésiastiques ne suffisent plus à financer la vie des Eglises? Rechercher d’autres formes de contributions. C’est ce qu’entreprennent les Eglises chrétiennes de Bâle, confrontées à de nombreuses sorties de fidèles.
Début septembre, les Eglises vont tenter de financer trois projets à travers un «Direct Mailings». La population sera sollicitée pour mettre la main au porte-monnaie, ont indiqué les deux principales Eglises chrétiennes de Bâle mardi devant la presse.
Toujours davantage de personnes d’autres cultures s’établissent à Bâle. Elles ne sont pas membres des Eglises cantonales, et ne paient ainsi pas d’impôts ecclésiastiques, souligne Lukas Kundert, président du Conseil de l’Eglise évangélique réformée de Bâle-Ville. Ce phénomène de migration a fortement marqué les habitudes de la population.
Les sorties d’Eglises sont souvent «signes de la distance face à l’Eglise en tant qu’organisation et face à ses orientations idéologiques», a souligné Gabriele Manetsch, présidente du Conseil de l’Eglise catholique romaine de Bâle-Ville. Mais ces sorties «ne constituent pas un rejet des services concrets et importants de l’Eglise». De ce fait, et confrontées à un important phénomènes de perte de leurs contribuables, les Eglises doivent se demander si le système des impôts ne peut pas être complété par d’autres sources de financement.
Par ailleurs, les Eglises tiennent à s’engager toujours davantage dans des projets profitant à l’ensemble de la population, sans distinction de religion ou de culture, notamment dans les domaines de la diaconie, de l’animation des jeunes, dans l’enseignement religieux et dans de nombreux autres domaines orientés vers le monde.
Présentation de trois projets à choix
A travers des envois directs (»Direct Mailing»), la population bâloise sera sollicitée pour contribuer au financement de projets d’utilité publique émanant des Eglises. La première tentative, début septembre, concernera trois projets que les donateurs potentiels pourront soutenir au choix: un service de consultation dans le domaine du monde du travail, un pour les enfants et les jeunes, et une activité dans l’aumônerie en milieu hospitalier.
Entre 1990 et 2006, l’Eglise catholique romaine de Bâle-Ville a perdu près d’un tiers de ses membres. Selon les estimations, elle compte actuellement environ 32’000 fidèles. Une étude établie par le service cantonale des statistiques indique que le nombre de membres devrait descendre à 20’000 en 2020. Bâle-Ville est le canton suisse le plus touché par le phénomène des sorties d’Eglise. (apic/com/job/bb)



