L’évêque de Bâle pose ses conditions à un retour de l’abbé Sabo
Bâle: Mgr Koch écrit à tous les agents pastoraux du diocèse sur l’affaire Röschenz
Soleure, 5 octobre 2005 (Apic) L’évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch, a envoyé une lettre à tous les agents pastoraux, prêtres et laïcs, de son diocèse. Il explique son point de vue sur les événements de Röschenz en affirmant notamment que le conflit ne concerne pas sa sensibilité personnelle: «Pour moi, en première ligne se trouve la représentation problématique de l’Eglise par l’administrateur paroissial Sabo».
Mgr Koch se demande par exemple comment «un prêtre peut agir au nom et sur mandat de l’Eglise s’il la traite publiquement de dictature». L’évêque de Bâle souligne que sa position est soutenue par les instances les plus importantes du diocèse, comme le Conseil presbytéral, le Conseil des diacres, théologiennes et théologiens laïcs, le Conseil pastoral diocésain et le Chapitre de la cathédrale. Et bien entendu le Conseil épiscopal, avec lequel il a débattu de la situation à Röschenz lors de toutes les différentes phases.
Plusieurs rencontres avec l’abbé Sabo et le conseil paroissial ont eu lieu depuis début mai, explique l’évêque. Mais le prêtre a «fait preuve de peu de discernement au sujet de son comportement erroné». Au contraire, son discours du 1er août à Sissach, a délibérément constitué une «nouvelle attaque contre note Eglise». Non seulement l’abbé Sabo a qualifié l’Eglise de «plus ancienne et plus grande dictature au monde», mais il a également traité ses collègues agents pastoraux qui ne le soutiennent pas de «lâches, sournois, hypocrites, peureux, jaloux et lèche-bottes».
Deux conditions pour un retour dans le ministère
Mgr Koch a demandé à l’abbé Sabo de prendre dès le 1er octobre un temps de réflexion de 6 mois. Mais deux conditions ont été posées pour un éventuel renouvellement de la Mission canonique dans le diocèse de Bâle: d’abord un renouvellement de ses promesses sacerdotales, et deuxièmement une distanciation des propos qu’il a tenus le 1er août. La première condition a déjà été transmise à l’abbé Sabo le 28 mai, et la deuxième le 12 septembre, écrit Mgr Koch. Mais le prêtre n’a pas donné la suite attendue à ces conditions.
L’évêque de Bâle a retiré la mission canonique à l’abbé Sabo au 30 septembre. Ce dernier est sensé avoir quitté la paroisse de Röschenz le 1er octobre. A cette date, il est confié à la responsabilité de l’évêque de son diocèse d’origine, celui de Bamberg.
Malgré cela, l’abbé Franz Sabo se trouvait samedi 1er octobre à Röschenz pour la célébration de l’eucharistie. Des représentants du conseil paroissial ont exprimé ce jour-là leur soutien à leur prêtre devant les caméras de TV. Les instances du petit village voisin de Kleinlützel, dans lequel l’abbé Sabo était engagé comme auxiliaire, ont préféré renoncer à ses services. (apic/com/wm/bb)



