Bâle: Mgr Koch menace l’abbé Sabo de «conséquences canoniques graves»
Le prêtre rebelle avait outrepassé l’interdiction de l’évêque
Bâle, 9 octobre 2005 (Apic) L’abbé Franz Sabo, dont la mission canonique a été retirée le 1er octobre, a outrepassé l’interdiction de l’évêque de Bâle en célébrant le jour même la messe dans la paroisse de Röschenz. Du coup, Mgr Koch le prive du délai de réflexion de six mois qui lui avait été offert et le menace de «conséquences canoniques graves».
Comme il l’avait annoncé, l’abbé Franz Sabo n’a pas tenu compte du retrait de la mission canonique décidée par l’évêque et a célébré la messe samedi devant une église pleine à Röschenz, dans le canton de Bâle- Campagne. Mgr Koch lui avait proposé de se retirer six mois et l’avait confié à l’évêque de Bamberg, en Allemagne, son diocèse d’origine.
L’évêque de Bâle n’a pas tardé à réagir face à l’acte de désobéissance du prêtre rebelle. Il lui a envoyé une lettre lui annonçant qu’il revenait sur sa décision de lui offrir un temps de réflexion de 6 mois, au terme duquel il aurait pu rejoindre le diocèse de Bâle sous certaines conditions. Mgr Koch menace par ailleurs l’abbé Sabo de «conséquences canoniques graves» au cas où il persévérait dans son attitude. Selon Bernhard Cueni, membre du conseil paroissial de Röschenz, interrogé par l’agence ATS, il pourrait s’agir d’une excommunication.
Pas d’excommunication possible par Mgr Koch
Faux. C’est une décision que l’évêque de Bâle ne peut prendre, a affirmé en substance à l’Apic le porte-parole du diocèse de Bâle, Hans Ellenberger. L’abbé Sabo étant incardiné au diocèse de Bamberg, les sanctions de Mgr Koch – comme par exemple l’interdiction de célébrer la messe – ne pourraient concerner que le diocèse de Bâle.
Plusieurs rencontres avec l’abbé Sabo et le conseil paroissial ont eu lieu depuis début mai, a expliqué Mgr Koch dans une autre lettre, adressée fin septembre à tous les agents pastoraux de son diocèse. Mais le prêtre a «fait preuve de peu de discernement au sujet de son comportement erroné». Au contraire, son discours du 1er août à Sissach, a délibérément constitué une «nouvelle attaque contre notre Eglise». Non seulement l’abbé Sabo a qualifié l’Eglise de «plus ancienne et plus grande dictature au monde», mais il a également traité ses collègues agents pastoraux qui ne le soutiennent pas de «lâches, sournois, hypocrites, peureux, jaloux et lèche- bottes».
Un synode extraordinaire de l’Eglise catholique romaine de Bâle -Campagne est convoqué le 31 octobre à Liestal. Un avis de droit, demandé au professeur Felix Hafner y sera présenté, mais il ne sera rendu public que lorsque l’affaire sera réglée. (apic/ag/com/bb)



