Action demandée face à toujours plus de détresse

Bâle: Mgr Kurt Koch et son conseil épiscopal solidaires des requérants d’asile déboutés

Soleure, 12 décembre 2004 (Apic) De plus en plus de requérants d’asile déboutés dans le diocèse de Bâle demandent de l’aide aux paroisses, aux services sociaux de l’Eglise ou à la Caritas. Cette nouvelle forme de détresse est le produit de lois et de règlements qui doivent être mise en question par la vision chrétienne de l’homme, soulignent Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, et son conseil épiscopal.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le diocèse de Bâle rappelle que les mesures qui doivent être prises pour résoudre les problèmes de l’asile doivent aussi tenir compte de la dignité de l’homme. Elles ne doivent pas être conçues de telle sorte qu’elles contraignent les requérants dans un laps de temps très bref tombent dans l’illégalité et soient mis à la rue.

Toute personne qui se trouve en Suisse a droit à une aide d’urgence

Pour les signataires de l’appel diocésain, toute personne qui se trouve en Suisse a, selon la Constitution fédérale, droit à une aide d’urgence. Cette aide d’urgence est souvent octroyée de façon insuffisante, déplorent l’évêque Kurt Koch et son conseil épiscopal. Qui soulignent que l’Eglise, en vertu de l’Evangile, a le devoir de venir en aide aux personnes en détresse. Aider des gens en détresse peut évidemment créer des tensions et se heurter aux lois et aux mesures prises par l’Etat.

Dans leur message, l’évêque de Bâle et son conseil incitent les prêtres, assistants pastoraux et fidèles à s’informer et à agir au besoin, en fonction de la situation. Ils ne peuvent répondre d’une façon générale aux questions légales liées à l’aide aux requérants déboutés.

Une aide pas illégale si elle n’entrave pas le travail des autorités

Mais à leurs yeux, l’aide d’urgence concrète prêtée aux requérants déboutés et que l’Etat ne veut plus assumer n’est certainement pas illégale si elle n’entrave pas le travail des autorités, peut-on lire dans le message de l’évêché.

Finalement, chaque personne doit répondre devant sa conscience de ce qu’il fait, écrivent l’évêque et son conseil. Qui souhaitent que la conscience face aux détresses qui provoquent les migrations progresse dans les paroisses. Le conseil épiscopal du diocèse de Bâle, composé de onze personnes, est présidé par le Père Roland-Bernhard Trauffer, vicaire général. En font partie les plus proches collaborateurs de l’évêque de Bâle, dont les évêques auxiliaires Martin Gächter et Denis Theurillat. (apic/com/wm/be)

12 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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