La liberté des religions prime sur la non-discrimination
Bâle : Mgr Kurt Koch refuse d’accorder la mission canonique à un homosexuel
Bâle,
(APIC) En refusant d’accorder la «mission canonique» à un théologien laïc qui affirme publiquement son homosexualité, Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, applique correctement le principe de la liberté qu’ont les Eglises de définir leur fonctionnement interne, explique le spécialiste de droit ecclésiastique bâlois Felix Hafner. Refuser l’»institutio» ecclésiale à un homosexuel ne contredit donc pas le principe de la non-discrimination des personnes inscrit dans la nouvelle Constitution fédérale qui entrera en vigueur le 1er janvier 2000.
Des agents pastoraux homosexuels ne peuvent pas être engagés dans la pastorale ordinaire parce qu’ils ne correspondent pas à l’idéal présenté par l’Eglise catholique dans le domaine de la sexualité, explique le vicaire général Rudolf Schmid. On discute cependant dans le diocèse de Bâle de la possibilité de revoir cette position.
Selon la «Basler Zeitung» le théologien laïc qui vit en partenariat homosexuel a également été écarté du séminaire St-Beat de Lucerne où il fonctionnait comme co-animateur de l’introduction aux professions ecclésiales.
L’»institutio» étant une affaire interne de l’Eglise, les responsables ecclésiaux peuvent évoquer la liberté de religion qui garantit aux Eglises et communautés religieuses reconnues l’indépendance par rapport à l’Etat. La portée de l’interdiction de la discrimination inscrite dans la nouvelle Constitution fédérale se limite aux relations entre l’individu et l’Etat et ne concerne pas les rapports des individus entre eux ni les rapports entre l’individu et un groupement auquel il adhère librement. (apic/job/mp)



