La régionalisation du diocèse est en marche
Bâle: Nominations au diocèse pour trois nouvelles régions
Bâle, 10 février 2004 (Apic) Le projet de la régionalisation du diocèse de Bâle, désormais subdivisé en trois régions, entre dans une nouvelle phase. L’évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch, a nommé pour la direction des nouvelles régions sept personnes. Une exception a été faite pour le Jura pastoral francophone, par ailleurs regroupé avec Berne et Soleure, qui disposera de son propre délégué épiscopal.
Après une large consultation, l’évêque diocésain Mgr Kurt Koch a nommé les directions régionales. Dans le but d’une simplification des structures, les dix cantons du diocèse seront regroupés en trois régions: Argovie / Bâle ville / Bâle campagne, puis: Lucerne / Schaffhouse / Thurgovie / Zoug, et enfin: Berne / Jura / Soleure.
Chaque région aura à sa tête un vicaire épiscopal et un co- responsable laïc. Ce sont l’abbé Erich Häring et l’assistante pastorale Sibylle Hardegger pour la région Argovie / Bâle ville / Bâle campagne. L’abbé Ruedi Heim et l’assistant pastoral Urs Corradini seront en charge de la région Lucerne / Shaffhouse / Thurgovie / Zoug. Enfin, l’abbé Arno Stadelmann, de Soleure, actuellement responsable du service du personnel et prévôt de la cathédrale, sera le vicaire épiscopal de la région diocésaine Berne / Jura / Soleure. L’abbé Robert Geiser, doyen régional et chancelier du chapitre, assurera la fonction de co-responsable par intérim en attendant une solution définitive.
Mais la région Berne / Jura / Soleure bénéficie d’un statut particulier et d’un troisième poste à la direction : le Jura pastoral francophone aura un délégué épiscopal en la personne de l’abbé Pierre Rebetez, qui aura sensiblement les mêmes compétences que jusqu’à présent dans son rôle de vicaire épiscopal.
L’entrée en fonction des directions régionales est prévue au 1er juillet 2004. Chaque région organisera une cérémonie d’installation.
Un projet controversé
Le projet, dont les travaux ont commencé en 2001, était pourtant loin de faire l’unanimité. Dès son annonce par Mgr Kurt Koch, ce regroupement a provoqué de sérieux remous dans le Jura pastoral et à Berne, les deux entités étant appelées à cohabiter – avec Soleure – dans la même structure. Ce que ni les uns ni les autres ne voulaient, même si beaucoup s’accordaient à dire qu’un changement, une simplification des structures étaient nécessaires. Les dix cantons du diocèse de Bâle regroupés en trois régions devront permettre, aux yeux des responsables diocésains, «une gestion plus pastorale».
Sur la base de la procédure de consultation auprès des agents pastoraux, il avait été décidé que l’évêque nommerait par région un vicaire épiscopal et un adjoint laïc. A cause de la particularité francophone dans la troisième région, une réflexion supplémentaire avait été menée en septembre à Delémont. Le vicaire général, le Père Roland Trauffer, avait présenté le système préconisé par l’Evêché au Conseil du vicariat, aux représentants de la collectivité ecclésiastique du canton du Jura et de l’Eglise catholique du canton de Berne. Cela en présence du chanoine Jacques Oeuvray, l’un des coordinateurs du projet de régionalisation.
Deux formules de direction avaient été proposées à la région Berne- Jura-Soleure. La variante A consistait en la nomination d’un vicaire épiscopal jurassien et d’un membre adjoint provenant de la partie alémanique. Dans la variante B, le vicaire épiscopal était alémanique, le membre adjoint, laïc alémanique ou francophone, et un prêtre du Jura pastoral devenait délégué épiscopal. C’est donc cette solution qui a été choisie. (apic/sic/vb)



