Début d’une vaste campagne de médiatisation
Bangkok: Des militants demandent le soutien de Tutu et du pape pour les dalits exclus
Bangkok, 26 mars 2009 (Apic) Des militants et des responsables d’Eglise réunis à Bangkok pour une conférence mondiale sur la discrimination de caste souhaitent obtenir l’appui du pape Benoît XVI et de l’archevêque Desmond Tutu, Cela en vue d’une campagne de promotion des droits des 250 millions de dalits, personnes considérées comme «intouchables» et confrontées à l’intolérance sur la base de leur ascendance.
«Si nous pouvons faire en sorte que le pape et l’archevêque Tutu s’expriment au sujet de la discrimination et de l’injustice que connaissent les dalits, cela pourrait avoir des répercussions dans les médias internationaux», a déclaré Vijaykumar Parmar, de la Campagne nationale pour les droits fondamentaux des dalits, une organisation indienne.
Vijaykumar Parmar rendait compte le 23 mars des recommandations faites lors d’un atelier organisé dans le cadre de la conférence afin d’étudier des moyens de faire preuve de solidarité envers les dalits en Inde et dans d’autres pays d’Asie du Sud.
La conférence, organisée à Bangkok du 20 au 24 mars, s’est tenue un mois avant une réunion des Nations Unies à Genève pour passer en revue les «progrès faits dans la réalisation des objectifs» fixés en 2001 à Durban, Afrique du Sud, lors d’une conférence de l’ONU sur le racisme.
La réunion de Bangkok a été organisée par le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Fédération luthérienne mondiale (FLM), sous les auspices de la Conférence chrétienne d’Asie.
Dans un message adressé à la conférence de Bangkok, le pasteur Ishmael Noko, secrétaire général de la FLM et théologien zimbabwéen, a souligné que la conférence de Durban avait omis de reconnaître explicitement la «discrimination de caste».
«Les gouvernements qui excluent toute une catégorie de leurs propres citoyens – ou qui permettent qu’ils soient traités de la sorte – ne gouvernent pas de manière compétente», a déclaré le pasteur Noko dans le message du 21 mars, lu à la conférence en son nom par Peter Prove, du Bureau des affaires internationales et des droits de la personne de la FLM. «Et les membres de la communauté internationale qui connaissent le problème mais s’en désintéressent sont complices des violations des droits de la personne résultant de ce système injuste.»
Concernant le soutien du pape, le pasteur méthodiste Lesley Anderson, qui est l’un des présidents de la Conférence des Eglises des Caraïbes, a déclaré que dès qu’il rentrerait en Jamai»que, il demanderait à son homologue catholique romain de présenter la proposition au pape Benoît XVI. Une démarche analogue sera raite en Afrique du Sud par la délégation sud-africaine à propos de l’archevêque Tutu, ancien primat de l’Eglise anglicane en Afrique du Sud. (apic/eni/pr)



