Mgr Schönborn attend la visite de Benoît XVI à Mariazell en 2007
Bavière: Voyage du pape – Impressions de l’archevêque de Vienne
Altötting, 12 septembre 2006 (Apic) Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, interprète le pèlerinage de Benoît XVI au sanctuaire marial bavarois d’Altötting, comme un prélude à sa visite à Mariazell, en Autriche, prévue l’an prochain.
L’archevêque de Vienne, Mgr Christoph Schönborn, venu à Altötting avec une délégation du sanctuaire marial autrichien. qui s’exprimait devant les journalistes le 11 septembre, a déclaré: «Nous, les Autrichiens, vivons la visite du pape aujourd’hui dans la perspective de Mariazell». «Mariazell est pour l’Autriche et l’Europe centrale ce qu’Altötting est à la Bavière», a-t-il expliqué. Mariazell n’est pas seulement un lieu de pèlerinage autrichien, mais aussi pour les Tchèques, les Slovaques, les Hongrois, les Croates et les Slovènes.
«C’est vraiment un lieu de pèlerinage de l’Europe centrale depuis des siècles, et qui fêtera ses 850 ans l’an prochain «, a poursuivi l’archevêque. C’est la raison pour laquelle nous avons invité le pape, a-t-il ajouté, soulignant que le cardinal Ratzinger s’y était déjà rendu «peu de temps avant son élection».
Lors de leur visite Ad Limina à Rome en novembre 2005, les évêques autrichiens avaient invité Benoît XVI à se rendre dans leur pays, le 8 septembre 2007, jour de la fête de la Nativité de la Vierge. Le pape a accepté l’invitation.
Benoît XVI est beaucoup plus libre qu’autrefois
Par ailleurs, le cardinal autrichien, ami de longue date de Joseph Ratzinger, a commenté la visite du pape dans sa patrie. «Malgré la retenue de ses émotions, sa prédication était très forte spirituellement». «C’est ici qu’il a grandi, religieusement et émotionnellement», a-t-il encore dit. Interrogé sur le fait que les foules soient plus calmes que lors des déplacements de Jean Paul II, le cardinal a répondu «Nous ne sommes évidemment pas dans le Sud de l’Italie. C’était très calme, ici».
Au sujet du pape, qui se livre difficilement, l’archevêque de Vienne a confié que depuis 33 ans qu’il connaissait Joseph Ratzinger, celui-ci avait toujours été très discret sur ses sentiments personnels. «Il regarde toujours ce qui est derrière l’apparence, l’émotion, ce qui est plus profond». «Il a ainsi cette incroyable liberté».«Nous qui avons travaillé avec lui et l’avons connu depuis des années, avons l’impression qu’il est beaucoup plus libre qu’avant . On peut sentir qu’il aime être le berger du troupeau».
Interrogé sur les attentats du 11 septembre 2001, dont la date anniversaire tombait le jour de la visite du pape à Altötting, le cardinal a préféré commenter l’homélie du pape. «C’était le message de la prière, ne pas suivre ses propres projets et idées, mais écouter ce que Dieu veut vraiment, et trouver ainsi l’harmonie sociale».
Benoît XVI «n’a pas parlé de la violence, de la haine, du terrorisme aujourd’hui, mais il a parlé du contraire, de la voie de sortie et cela est sans aucun doute ce que nous voyons en Marie», a renchéri le cardinal. Probablement qu’il y aurait moins de violence si nous écoutions tous la voix de cette femme», a-t-il ajouté. (apic/imedia/ar/vb)



