ENI-96-0173çF

Beijing ne régira pas la vie religieuse de Hong-Kong

Hong-Kong, le 12 juillet (ENI)-Le Bureau des affaires religieuses

(BAR) du gouvernement de Beijing n’établira pas de bureau à

Hong-Kong et ne mettra en oeuvre aucune réglementation ou

politique religieuse après la rétrocession du territoire à la

Chine en juillet prochain.

Cette assurance a été donnée aux dirigeants religieux de

Hong-Kong par Ye Xiaowen, directeur du BAR à Beijing et grand

responsable chinois des questions religieuses.

En Chine, le BAR est responsable de la réglementation des

affaires religieuses. Il supervise l’application des lois sur la

religion, qui exigent l’inscription de toutes les organisations

religieuses locales et nationales. En mai, cette année, une

équipe internationale de 13 membres qui s’est rendue en Chine

sous les auspices du Conseil oecuménique des Eglises pour

examiner la fac,on dont la religion y est réglementée, a constaté

que, malgré certaines restrictions d’ordre général et l’ingérence

flagrante de certains fonctionnaires locaux, il existe en Chine

une tolérance surprenante de la religion.

Il n’en reste pas moins que, parmi les 500 000 chrétiens de

Hong-Kong, d’aucuns craignent que le gouvernement de Beijing ne

s’ingère dans les affaires ecclésiastiques après la rétrocession.

Les propos de Ye Xiaowen, qui laissent entendre qúil n’y aura

aucune tentative d’ingérence, ont été tenus à la fin du mois de

juin, lors d’une visite de neuf jours à Hong-Kong, pendant

laquelle Ye Xiaowen et d’autres fonctionnaires du BAR de Beijing

ont rencontré des responsables chrétiens, bouddhistes,

confucianistes, musulmans et taoistes.

Selon Asia Focus, bulletin catholique de Hong-Kong, Ye Xiaowen a

déclaré que le BAR n’interviendrait pas dans les affaires

religieuses de Hong-Kong, pas plus qúil ne chercherait à les

administrer, parce qúil respecterait la politique gouvernementale

d’un régime parallèle au sein d’un même pays, autant que le droit

fondamental de Hong-Kong dont ont convenu les gouvernements

chinois et britannique.

Selon Ye Xiaowen, les Chinois de la Chine continentale ne

devraient pas tenter d’imposer leurs idées aux résidents de

Hong-Kong, et ces derniers ne devraient pas essayer d’imposer les

leurs à la Chine continentale.

Asia Focus a indiqué que, quand il a été rec,u par le cardinal de

Hong-Kong, John Baptist Wu Chen-chung, et d’autres responsables

catholiques, Ye Xiaowen a posé des questions sur les écoles

religieuses et les séminaires, ainsi que sur l’Internet. Il

voulait notamment savoir si les organismes religieux étaient

reliés au Vatican par ce réseau. °416 mots§

12 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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