11e édition de la Journée des Familles
Belgique: 3000 personnes réunies à Erpent avec Mgr Gaillot (150394)
Bruxelles, 15mars(APIC) Pour sa 11e édition, la Journée annuelle des Familles à Erpent en Belgique a attiré le 12 mars près de 3’000 personnes
pour écouter Mgr Jacques Gaillot, évêque d’Evreux (France) leur parler des
familles comme «lumières de l’Eglise».
Mgr Gaillot s’est adressé d’emblée à toutes les familles, y compris aux
familles monoparentales, aux célibataires, aux religieux. Il a introduit la
journée par un témoignage personnel : «Quand je suis sur la place du Panorama qui surplombe la ville d’Evreux, en soirée, je pense à toutes les familles qui vivent à Evreux : ce sont des petites lumières dans la nuit.»
Pour Mgr Gaillot, l’amour, don de Dieu, précède la famille. Des parents
lui confiaient, à propos de leur enfant à naître : «Il est de nos coeurs
avant d’être de nos corps.» L’évêque d’Evreux évoque aussi les fragilités,
les échecs de l’amour. Il raconte, par exemple, comme un enfant trisomique
fait l’unité d’une famille. L’amour «fait des miracles», dit-il. Cet amour
est à l’épreuve de la durée : «Le temps effrite les sentiments, mais le
long amour fait d’un homme et d’une femme des êtres de bénédiction.»
Dans sa récente lettre aux familles, Jean-Paul II attend des familles
«qu’elles soient routes de l’Eglise». Mgr Gaillot y fait écho en observant
combien, pour les familles, il est étonnant de croire, de donner sa foi au
Christ. Et de paraphraser Mgr François Marty, ancien archevêque de Paris,
récemment décédé : il s’agit de «découvrir Dieu en regardant les hommes».
Eveil et réveil
Les familles peuvent être prophétiques, souligne Mgr Gaillot, qui présente le prophète comme celui qui «éveille et réveille». Le prophétisme de
la famille semble être particulièrement lié à quatre dimensions, suggère
l’évêque d’Evreux. D’abord, la famille est le lieu de la différence, sexuelle et spirituelle. La différence sexuelle montre à chacun qúil ne saurait
à lui seul représenter tout ce qu’il y a d’humain. Elle ouvre par là chacun
au dialogue et fait éclater tout narcicisme.
Mgr Gaillot note aussi l’absence grandissante du père dans la société.
Il rappelle le sens de la paternité à partir de paraboles de l’évangile :
le père miséricordieux, le père qui avait deux fils… Une troisième piste
prophétique est liée au vieillissement de la population. Ce vieillissement
est assurément un signe de santé et un des bienfaits de la médecine. «Mais
nous n’avons pas vraiment réfléchi à toutes les implications de ce vieillissement, remarque Mgr Gaillot. Il ne faut pas ajouter des années à la
vie, mais de la vie aux années.» La dernière piste suggérée par Mgr Gaillot
est celle de la paix, non violente et non résignée. «La paix nous est donnée par le Ressuscité, mais elle est aussi un combat pour la justice.»
(apic/cip/mp)



