Vague de reconnaissance
Belgique: Béatification de Don Marmion le 3 septembre à Rome
Rome, 4 septembre 2000 (APIC) Don Marmion, chef de file du mouvement biblique catholique, a été béatifié dimanche 3 septembre en même temps que les papes des deux conciles du XXe siècle, Pie IX et Jean XXIII. Réactions:
Pour Ferdinand Poswick, vice-postulateur de la cause, moine de l’Abbaye de Maredsous, Pie IX a bien agi en affirmant le pouvoir spirituel et en rétablissant l’Eglise. «Quant à Jean XXIII, c’est le pape du concile de l’ouverture de l’Eglise. Don Marmion se trouve, chronologiquement et spirituellement, entre les deux. Sa spiritualité a rendu possible Vatican II. Il a été un des pères du mouvement liturgique et du mouvement biblique, estime le frère Poswick qui a passé de nombreuses soirées en compagnie de Jean XXIII, en Turquie. 12 frères de l’Abbaye de Maredsous étaient présents à Rome.
Entre 1920 et 1960, les prêtres, religieux, religieuses et laïcs lisaient Don Marmion, explique pour sa part Père Nicolas Dayez, abbé de l’Abbaye de Maredsous:. Lors du concile Vatican II, tous les évêques le connaissaient. Ses écrits traduits en une vingtaine de langues sont jugés trop austères par les générations actuelles.
Un grand événement
Cette béatification est l’occasion d’un renouveau spirituel pour toute l’Eglise de Belgique, déclare le nonce apostolique en Belgique, Mgr Pier Luigi Celata. Mgr Werner Quitens, conseiller ecclésiastique à l’Ambassade de Belgique près le Saint-Siège, précise qu’à son époque, tout le monde lisait Don Marmion dans les séminaires.
Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur estime que la destinée de tous les baptisés est de devenir des saints, comme Don Marmion. «Il est un témoin, un phare pour notre vie. Il a su avec intelligence et réalisme tirer parti des sources littéraires et dogmatiques et présenter une doctrine spirituelle profonde. C’est un théologien non seulement par ses écrits mais par sa vie. Je suis fier, en tant qu’évêque de Namur, d’avoir dans le diocèse une abbaye aimée et estimée dans tout le pays et j’ai une grande reconnaissance pour tous ceux qui se sont nourris des œuvres de Don Marmion. Beaucoup d’entre nous ont connu des cas de «marmionite» aiguë ou chronique. C’est une maladie qui fait beaucoup de bien!»
Patricia Bitzan, la «miraculée», était présente sur la place St Pierre, entourée de 13 membres de sa famille. Américaine du Minnesota, mère de famille de 7 enfants, environ 60 ans, elle souffrait d’un cancer du sein très avancé et les médecins ne lui donnaient que peu de temps à vivre. Un moine de l’Abbaye St John du Minnesota lui dit de se rendre sur la tombe de Don Marmion à Maredsous et de prier avec lui. Ce n’était pas facile de faire un si long et si coûteux voyage. Elle fait garder ses enfants, le dernier n’a que 4 mois à l’époque, et part pour Mardesous en 1966. Deux mois après son retour, les examens aux rayons x montrent qu’il n’y a plus aucune trace de cancer. «C’est un phénomène inexplicable pour les médecins.» (apic/imed/mjp)




