Belgique: Drame des sans-papiers: le cardinal Danneels prend leur défense

Et réclame «une politique de régularisation juste et généreuse»

Bruxelles, 1er août 2008 (Apic) Le Cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, demande «une politique de régularisation réaliste, juste et généreuse» pour les sans-papiers.

Le drame des travailleurs clandestins a explosé en Belgique, où un immigré irrégulier qui pour protester était grimpé sur la grue d’un chantier à Bruxelles est tombé et s’est gravement blessé après une chute de près de 10 mètres. Le travailleur est tombé alors qu’il cherchait à descendre, après six heures de négociation avec la police. Il s’agit du premier accident depuis le début de la protestation des sans-papiers en Belgique, qui pour obtenir un permis temporaire de séjour, ont pris d’assaut les grues des chantiers en escaladant jusqu’à plus de 80 mètres de haut en signe de protestation.

Les évêques de Belgique sont intervenus dans leur défense en appelant chacun au respect des valeurs fondamentales des personnes. «La crise politique qui traverse nos pays ne doit pas faire oublier le désespoir de nombreux immigrés sans permis de séjour» a déclaré le cardinal Godfried Danneels, président de la Conférence épiscopale de Belgique. Le cardinal s’est adressé au monde politique, en sollicitant «une politique de régularisation réaliste, juste et généreuse». L’Eglise catholique depuis quelque temps s’est rangée du côté des immigrés irréguliers en Belgique. En 2006 par exemple, les évêques avaient lancé un appel aux sans-papiers pour qu’ils interrompent, dans les églises occupées, la grève de la faim organisée par près de 150 immigrés illégaux qui réclamaient une régularisation dans le pays.

Les évêques affirmaient alors: «Comprendre le désespoir de ceux qui décident un tel geste» mais considéraient cette forme de protestation «moralement inacceptable» à cause des dangers qu’elle représente pour la santé. En même temps les prélats invitaient les responsables des paroisses occupées à ne pas «faire recours aux forces de l’ordre sinon dans des cas d’extrême urgence médicale». (apic/fides/pr)

1 août 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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