330 écoles secondaires catholiques entrent dans le jeu

Belgique: L’Enseignement_catholique utilise résolument l’informatique_

Erpent (Belgique), 25 août 1998 (APIC) L’Enseignement Catholique a lancé lundi sa «Semaine du multimédia éducatif» . La cérémonie d’ouverture a eu lieu au Collège d’Erpent, près de Namur,où se trouvent réunies 650 personnes. «La semaine du multimédia» s’adresse aux directions d’écoles et aux personnes qui coordonneront dans les mois à venir l’intégration, dans la pédagogie, des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Sur les 435 établissements d’enseignement secondaire que la Région wallonne prévoit de doter des équipements nécessaires, entre fin 1998 et juin 1999, 330 écoles ordinaires et spéciales appartiennent au réseau catholique. Le secrétariat général de l’Enseignement catholique(SeGEC), dirigé par le chanoine Armand Beauduin, n’a pas attendu cette année pour toucher la moitié des enseignants par des formations reliant l’enseignement à l’informatique. Mais cette fois, un pas de plus est franchi, comme l’ont pressenti les 1700 inscrits aux activités de formation de la Semaine du multimédia, largement décentralisée.

Un centre cybermédia par école

Tirant parti du réseau de fibres optiques déjà déployées le long des autoroutes, la Région wallonne a fait le pari d’un nouveau dynamisme en misant sur un accès généralisé aux technologies pointues de l’information et de la télécommunication. «Dans cette stratégie, les écoles doivent avoir un place de choix», a expliqué à Erpent le ministre régional Michel Lebrun, chargé de l’Aménagement du territoire, de l’Equipement et des Transports.

Ainsi est né le programme du consortium WIN et, pour les écoles, le projet d’équiper chacune d’un «centre cybermédia», c’est-à-dire d’un ensemble de locaux aménagés et équipés pour permettre l’exploitation pédagogique du multimédia. Certaines classes comprendront 9 postes de travail, dont 8 pour les élèves, individuellement ou en petits groupes. D’autres seront équipées d’un tééléviseur et d’un décodeur Internet permettant de surfer aisément sur le réseau des réseaux devant un grand groupe. Un serveur propre à chaque école permettra aussi à la communauté locale de partager une banque de données.

L’équipement général comprendra des outils standard de traitement informatique. La Région wallonne ne consentira d’ailleurs à l’équipement de chaque école que sur la base d’un projet éducatif intégrant les nouvelles technologies.

Un nouveau rapport au savoir

L’Enseignement catholique a choisi d’organiser son équipement progressif en chargeant «des personnes ressources» de coordonner leur utilisation et la formation indispensable. Ces enseignants seront des relais pour les collègues. D’où l’importance d’une «semaine du multimédia éducatif». «Il ne s’agit pas de former des informaticiens, mais des généralistes capables de maîtriser l’outil dans leurs disciplines respectives», a précisé le chanoine Beauduin. Outre la sensibilisation élémentaire à l’outil informatiqu et au réseau Internet, la formation à promouvoir chez les enseignants visera à les rendre capables de créer des scénarios et des séquences d’apprentissage, où l’élève sera davantage en position de créativité et d’interactivité.

En fait, c’est un «nouveau rapport au savoir» que ces nouvelles technologiques doivent stimuler, a expliqué Etienne Florkin, secrétaire général de la Fédération de l’Enseignement secondaire catholique. «Tandis que l’élève y est davantage mis en position d’acteur, l’enseignant se trouve désormais davantage en position d’accompagnant. Son rôle ne diminue pas, il est même renforcé comme personne ressource, mais aussi comme générateur d’éveil, stimulant de l’esprit critique. C’est toujours par lui que passeront des clés essentielles».

Les nouvelles technologies ne sont pas une panacée

Pour nous, les nouvelles technologies ne sont pas une panacée, a ajouté le chanoine Beauduin. «C’est un ensemble de ressources, particulièrement bienvenues dans le cadre d’une pédagogie conçue, non plus comme transfert de savoir tout fait, mais comme résolution de problèmes pour acquérir de nouvelles compétences. Dans ce contexte, l’élève, comme apprenant, occupe la place centrale».

Le ministre Michel Lebrun a assuré de son côté que l’essentiel a été fait «pour que la petite école rurale et le grand centre scolaire urbain bénéficient du même service». (apic/cip/ba)

25 août 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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