La question des vocations comme fil conducteur
Belgique: Le cardinal Danneels publie sa traditionnelle brochure de Pâques
Bruxelles, 24 mars 1999 (APIC) «Nous n’obtiendrons de nouvelles vocations particulières que si nous obtenons de meilleurs baptisés. Là réside le problème; là réside sa solution», écrit le cardinal Godfried Danneels dans sa traditionnelle brochure de Pâques.
Le problème des vocations dans l’Eglise n’est pas nouveau. Mais il est aigu: «Nous sommes en pleine crise», reconnaît l’archevêque de Malines-Bruxelles. La «crise des vocations» a de multiples aspects, note l’archevêque en écho à au Congrès tenu à Rome en mai 1997 sur les vocations ecclésiales. Mais pour pouvoir miser sur des vocations nouvelles dans l’Eglise et dans le monde, le cardinal Danneels tient à pousser le diagnostic.
Il ne rejette pas les explications sociologiques et psychologiques: perte de prestige des hommes et des femmes de Dieu, difficulté d’assumer un rôle social stressant et objet d’attentes contradictoires… Mais le problème lui paraît plus profond: l’être humain ne serait-il pas devenu un «homme sans vocation» qui «ne conçoit plus de réels projets d’avenir»? N’est-ce pas parce qu’ils se débattent dans une «culture hostile à la vocation» que des jeunes en arrivent «à s’éteindre progressivement»?
L’archevêque plaide donc pour que chacun se pose des questions fondamentales: «C’est seulement quand ces questions auront été résolues que pourra naître à nouveau un homme désireux de construire l’avenir et de formuler des idéaux, des projets». Mais les vocations peuvent-elle éclore ailleurs que «sur une terre dûment préparée et à la chaleur de l’été»? Tant qu’il «fait froid» et que «l’examen du sol révèle bien des carences», ne faut-il pas, suggère le cardinal, «travailler à modifier le climat dans tous les domaines»?
Il n’y a pas de stratégie
Sur les 48 pages de la brochures, neuf seulement portent sur les vocations particulières dans l’Eglise. Les vingt dernières pages abordent la pastorale des vocations et leur accompagnement.
Le cardinal Danneels ne croit guerre à une «stratégie» pour faire éclore de nouvelles vocations. Il préfère miser sur la parole vraie, l’appel renouvelé au don de soi, l’encouragement de chacun en Eglise. La perspective pastorale, en somme, est une autre manière de faire résonner la question de fond, adressée à chaque baptisé: «Sommes-nous conscients que chacun d’entre nous porte sa responsabilité dans l’appel? Appeler est l’affaire de chacun», conclut le cardinal Danneels sur l’horizon de Pâques. (apic/cip/pr)



