L’accès à la Belgique refusé aux missionnaires étrangers

Belgique: Le Comité des Instituts missionnaires dénonce la politique d’immigration

Bruxelles, 22 octobre 1997 (APIC) Le Comité des Instituts Missionnaires (CIM) de Belgique, qui regroupe 155 ordres et congrégations qui envoient des religieux en mission à l’étranger, dénonce la «politique à courte vue» de la Belgique à l’égard des étrangers. Le CIM réclame la révision de cette politique qui choque «par sa dureté et par son ineptie» les membres des Instituts, tant comme religieux que comme citoyens.

Le Père Serge Desouter, président du CIM dénonce les expulsions insensées et le refus d’accueillir les membres étrangers des Instituts. «Grande est notre amertume, soulignent les Instituts Missionnaires, de voir l’accès à la Belgique refusé à nos propres membres et aspirants. Et s’ils sont tolérés, c’est après avoir subi des avanies, des humiliations et des difficultés inutiles de toutes sortes.»

Leur séjour et toutes les assurances possibles sont alors normalement pris en charge par leur Institut. Mais cette pratique elle-même est remise en cause car il faut désormais qu’une seule personne se porte garante pour eux. Or la plupart des religieux sont dans l’impossibilité de porter cette responsabilité, car ils vivent eux-mêmes sans salaire fixe dans leur communauté. Il paraît incompréhensible et inacceptable que la seule voie possible pour accueillir une consoeur ou un confrère, un postulant ou une novice, soit de leur obtenir un visa de tourisme, déplore le CIM.

Les Instituts religieux ne sont pas seuls à vivre ce type de problèmes. Plusieurs secteurs du monde des affaires, de la culture et de l’aide humanitaire y sont confrontés Pour le CIM, c’est toute une politique qui est à revoir. (apic/cip/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!