réflexion sérieuse sur le statut de la femme
Belgique: Les religieuses souhaitent une (300694)
La lettre du pape Jean Paul II suscite toujours des réactions
Bruxelles, 30juin(APIC) Les religieuses de Belgique, tant du côté néerlandophone que du côté francophone, demandent instamment une réflexion renouvelée sur le statut de la femme dans la société et dans l’Eglise, suite
à la lettre du pape Jean Paul II sur l’impossibilité d’ordonner des femmes
prêtres.
Le Bureau de l’Union des Religieuses de Belgique (URB), qui regroupe les
congrégations féminines engagées dans la vie active ou apostolique, a ainsi
décidé d’interpeller les évêques, les Vicariats pour la vie religieuse et
les supérieures des congrégations religieuses.
La lettre du pape «Ordinatio sacerdotalis», constatent les religieuses,
provoque depuis sa parution fin mai «une affluence de réactions»,
individuelles ou collectives. Celles-ci expriment l’indignation, la
déception, et même la protestation. Chez certains cependant subsiste
l’espoir de voir, un jour peut-être, ce sujet «remis en question dans un
dialogue ouvert».
«Le message nuancé et apaisant de nos évêques n’a pas réussi à calmer
certaines opinions qui semblent peu disposées à faire sereinement face à
cette situation», ajoutent les représentantes de l’URB, dont l’association
a été plusieurs fois interrogée sur son point de vue en la matière. Elles
relèvent cependant qu’il est arrivé dans l’histoire de l’Eglise qu’un obstacle apparent ait servi à une croissance.
Les religieuses ajoutent : «Si la lettre du pape a secoué à un tel point
l’opinion, il se pourrait aussi qu’elle fasse prendre conscience de manière
encore plus aiguë de la nécessité évidente d’une réflexion sérieuse sur le
statut de la femme et plus précisément de la femme dans l’Eglise».
La déception ressentie «peut être relevée comme un défi et renforcer la
conviction du caractère spécifique et des possibilités de notre être féminin», soulignent les religieuses, confiantes dans la «force irrésistible»
et la «fécondité» des apports des femmes au cours de l’histoire. Fortes de
cette assurance, les religieuses affirment se sentir «à l’aise dans la
grande famille de l’Eglise-Communion confrontée à l’heure actuelle à tant
de problèmes délicats.»
Les responsables de l’Union des Religieuses se sont accordé un certain
délai avant de faire connaître leur réaction à la lettre «Ordinatio Sacerdotalis» du 31 mai. Elles ont préparé cette réaction dans l’écoute, la réflexion et la prière, dans l’espoir de promouvoir «un dialogue». (apic/cipbe)



