une journée d’étude sur le service de l’autorité dans l’Eglise

Belgique: Les théologiens catholiques francophones préparent (300694)

«Ordinatio Sacerdotalis» dans le collimateur

Bruxelles, 30juin(APIC) A l’inverse de son homologue flamande, la section

belge francophone de l’Association Européenne de Théologie Catholique

(AETC) a décidé pour le moment de ne pas faire de déclaration publique au

sujet de la lettre du pape du 31 mai, «Ordinatio Sacerdotalis». En revanche, elle organisera, le 18 février prochain, une journée d’études sur le

service de l’autorité dans l’Eglise. Des théologiens belges parlent à titre

personnel de «l’effet désastreux» du dernier document romain.

En attendant, le Bureau de la section belge francophone de l’AETC, sans

engager tous les théologiens membres, constate que le document publié par

le pape pour opposer, de la part de l’Eglise catholique, un non «définitif»

à l’accès des femmes au ministère sacerdotal, «a scandalisé de nombreux

chrétiens par son contenu». Ce document pontifical, ajoute le Bureau, «pose

également question sur le plan de l’ecclésiologie» – c’est-à-dire de la

conception de l’Eglise – «qu’il implique par sa procédure même».

A titre personnel, les membres du Bureau se disent cependant «témoins de

l’effet désastreux du document romain». «Parmi les théologien(ne)s et parmi

les chrétiens engagés dans un service d’Eglise comme laïc, comme prêtre,

comme diacre ou comme religieuse ou religieux, un très grand nombre ont le

sentiment croissant d’être incompris et méprisés par l’autorité de leur

propre Eglise. La crédibilité de celle-ci, écrivent-ils, est de plus en

plus compromise, ce qui porte atteinte par ricochet à la crédibilité de la

foi chrétienne elle-même dans notre société.»

La possibilité de penser et de parler reste ouverte

«Nous prenons acte de la déclaration des évêques de Belgique et de son

interprétation de la lettre du pape», ajoutent les membres du Bureau. Ils

retiennent en particulier que la déclaration des évêques «laisse ouverte la

possibilité de penser et de parler» et «invite même à «un travail de réflexion honnête et critique»«. (apic/cip/be)

30 juin 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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