Belgique: Manifeste du mouvement «Nous sommes Eglise»

«Un pape pour le temps à venir»

Bruxelles, 16 octobre 1998 (APIC) Le groupe belge «Nous sommes Eglise» vient de publier, avec 140 autres groupes catholiques qui composent le mouvement du même nom dans 27 pays, un manifeste intitulé: «Un pape pour le temps à venir, évêque de Rome et pasteur universel».

Ce document de trois pages est rendu public à l’occasion du 20e anniversaire de l’élection de Jean-Paul II à la tête de l’Eglise catholique romaine, le 16 octobre 1978. Mais il a déjà été envoyé fin septembre au pape et à tous les membres du Collège des cardinaux. Le mouvement «Nous sommes Eglise» (IMWAC selon le sigle anglais) estime qu’à l’approche du troisième millénaire, il est temps de «réfléchir sur le type de direction» et «sur le modèle d’Eglise» dont les catholiques ont besoin. Le manifeste propose une série de réflexions «sur les qualités dont devrait être pourvu le prochain évêque de Rome, au vu des besoins de notre époque».

Le texte se présente même comme une contribution à la réflexion commune souhaitée par Jean Paul II en personne, dans son encyclique de 1995 sur l’unité de l’Eglise, pour «trouver le moyen d’exercer la primauté dans l’ouverture à toute situation nouvelle, sans renoncer pour autant à l’essentiel de sa mission» (»Ut unum sint», no 95).

Une requête d’égalité

Le manifeste plaide d’abord pour des structures d’Eglise «reflétant l’égalité» qui devrait prévaloir entre toutes les personnes, ce qui permettrait à tous de vivre en «coresponsables des décisions à prendre».

Ses auteurs ambitionnent de «restaurer une Eglise qui favorise le dialogue et la justice» et le respect de la diversité, y compris dans ses rangs. Au titre de «membres du Peuple de Dieu», ils revendiquent le droit de participer «à l’élection de toutes les responsables ecclésiastiques», y compris à l’élection du pape.

Un pape à l’écoute et coopératif

Les rédacteurs du texte, qui aspirent à un grand renouvellement de l’Eglise, estiment qu’ils seraient beaucoup aidés «par un leader qui lise les signes des temps de concert avec le peuple, un évêque de Rome coopératif qui sache écouter autant que prêcher et qui dialogue autant qu’il enseigne».

Après avoir mis ces revendications en évidence, les rédacteurs remplissent encore toute une page avec un catalogue de quinze «qualités que devrait, selon eux, posséder le pape». Un pasteur de rêêve, en quelque sorte… (apic/cip/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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