Appel de deux ténors des catholiques de France et d’Allemagne
Belgique: Manifeste pour une conscience européenne lancé à Bruxelles
Bruxelles, 19 mai 2000 (APIC) Jean Boissonnat, président des Semaines Sociales de France et Hans-Joachim Meyer, président du Comité Central des Catholiques Allemands, ont présenté à Bruxelles, le 18 mai, un «Manifeste pour une conscience européenne».
Les deux signataires de ce texte porté par les deux organisations lancent un «cri d’alarme» face au «manque d’orientation» qui leur semble «caractériser la construction européenne».
Pour s’élargir à d’autres et pour durer, insistent-ils, l’Union Européenne a besoin d’une vue d’ensemble et d’un projet allié à un approfondissement de l’identité européenne. Les acquis du passé ne suffiront pas à forger la cohésion de demain ni une résistance commune face aux violences qui ont déchiré l’histoire du continent, estiment les auteurs du manifeste d’une douzaine de pages.
Un marché unique et une monnaie unique ne font pas encore l’Europe, observent-ils De nouveaux efforts seront nécessaires pour tisser la solidarité entre les peuples du continent et pour lutter contre la pauvreté et le sous-développement dans le monde. Ces perspectives, le manifeste voudrait les voir davantage portées par les différents niveaux de pouvoir, mais aussi par une société civile, qui pourrait jouer un rôle clé dans une nouvelle prise de conscience européenne.
Le Comité Central des Catholiques Allemands est un organe représentatif du laïcat catholique allemand, porté par une centaine d’associations et institutions diverses, dont les membres dépassent les cinq millions. Il est né dans le sillage des grandes journées de rassemblements organisées sur les défis ecclésiaux depuis le milieu du siècle dernier: les «Katholikentag». Quant à l’institution des Semaines Sociales de France, sans être représentative du catholicisme français, elle joue chaque année depuis près d’un siècle un rôle carrefour et moteur dans le rassemblement autour de grandes questions touchant les rapports entre l’Eglise et la société. La dernière édition des dernières semaines sociales, en novembre 1999, a rassemblé quelque 2’500 personnes. (apic/cip/pr)




