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Belgique: plus de 300 adultes baptisés en 2020

Le nombre d’adultes ou de jeunes qui demandent le baptême dans l’Eglise catholique en Belgique a doublé depuis dix ans. En 2010, on en dénombrait 143, cinq ans plus tard 180 et cette année 305. Ce sont les diocèses de Tournai et de Malines-Bruxelles qui comptent le plus grand nombre de catéchumènes qui ont franchi le pas: respectivement 127 et 93 nouveaux baptisés adultes.


Le catéchumène, l’adulte candidat au baptême, suit généralement un cheminement d’une année avant son baptême. Ce parcours débute par une intégration festive dans le catéchuménat de la communauté ecclésiale locale. Cette étape est suivie d’une période d’introduction à la vie chrétienne. Le baptême a lieu lors de la veillée pascale, le soir ou la nuit de Pâques. Les nouveaux baptisés participent alors pour la première fois pleinement à l’eucharistie, à l’occasion de leur première communion. La confirmation est administrée lors de la même célébration ou après.

La pandémie de coronavirus

A cause du confinement sanitaire dû à la pandémie du Covid-19, les célébrations de cette année n’ont pas pu avoir lieu dans les semaines avant et les mois après Pâques. «Ce fut un lourd sacrifice pour les catéchumènes en attente de leur baptême», peut-on lire sur CathoBel.be, le site officiel de l’Eglise catholique en Belgique francophone. Maintenant que les célébrations ont repris, chaque diocèse organise selon des modalités propres les baptêmes des adultes qui ont été reportés.

Dans le diocèse de Liège, par exemple, chaque équipe détermine au cas par cas si la personne préfère vivre son baptême dans les prochains mois ou le postposer à la Vigile pascale prochaine. Dans le Brabant wallon, plusieurs baptêmes ont été célébrés en paroisses pendant les week-ends de juillet et d’août, et d’autres sont prévus en septembre. Dans le diocèse de Tournai aussi, plusieurs catéchumènes ont déjà vécu leurs baptêmes lors d’une eucharistie paroissiale, quelques-uns ont demandé à reporter à Pâques 2021.

Un catholicisme en mutation

L’Eglise catholique belge est en profonde mutation, comme le souligne la deuxième édition de son rapport annuel paru en décembre 2019. La sécularisation, qui depuis plusieurs décennies a retiré au catholicisme la force structurante qu’il tenait autrefois dans la nation belge, n’empêche pas la constitution de noyaux dynamiques pour la vie chrétienne. Elément notable, l’engagement toujours plus prégnant des laïcs.

Dans les diocèses belges, l’on compte au total 2’038 laïcs nommés par les évêques pour des positions décisionnelles dans les paroisses, dans les services diocésains et dans les institutions d’assistance, contre 1’940 prêtres. Le rapport souligne également la féminisation progressive de l’Eglise belge: 55% de son personnel avec des positions de responsabilité sont des femmes.

Une internationalisation des fidèles et du clergé

En plus des communautés catholiques flamande, wallonne et allemande, l’Eglise catholique en Belgique recense désormais 155 communautés catholiques d’origine étrangère, et 9 communautés catholiques de rite oriental, parmi lesquelles les chaldéens et les syro-catholiques. Le clergé belge compte désormais 20% d’étrangers. Parmi les prêtres actifs en Belgique, on compte notamment 172 Congolais, 43 Français et 34 Polonais. (cath.ch/cathobel/vaticannews/be)

Plus de 300 adultes baptisés en Belgique en 2020 | © cathobel
24 août 2020 | 09:49
par Jacques Berset
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