Belgique: Rapport de la Commission parlementaire sur les sectes

L’Opus Dei et «L’Œuvre» s’insurgent

Bruxelles, 2 mai 1997 (APIC) Le secrétariat de la prélature de l’Opus Dei en Belgique et le Conseil international de «l’Œuvre/Het Werk» ont vivement réagi après la lecture du rapport final de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, dans lequel les deux organismes sont mis en cause. L’Opus Dei et l’Œuvre déplorent en particulier de figurer sur ce que beaucoup interpréteront comme une «liste des sectes». Elles remercient par contre les évêques de Belgique, pour leur prise de position qu’elles partagent entièrement.

Tout en manifestant son respect à l’égard des compétences de la commission, le secrétariat de la Prélature de l’Opus Dei en Belgique «rejette catégoriquement» les griefs formulés contre l’Opus Dei par quatre «témoins indirects», dont il conteste la compétence à s’exprimer sur la Prélature. Il constate par ailleurs que le rapport ne fait pas état de «la moindre accusation émanant d’une instance officielle ou d’un témoin direct».

Les responsables de la prélature en Belgique tiennent à préciser qu’ils n’ont jamais été informés par la commission des reproches dont elle a fait l’objet, qu’ils n’ont jamais été invités à s’en expliquer et qu’ils n’ont par conséquent pas eu l’occasion de se défendre.

Amalgame

Le secrétariat se dit également «choqué» par un autre aspect de la méthodologie adoptée par la commission. En publiant une liste ou «tableau synoptique», celle-ci a eu certes soin de préciser que ce document ne constituait pas «une prise de position, ni un jugement de valeur», mais elle n’aurait pas dû ignorer, ajoute-t-il, «l’amalgame qu’allait provoquer la divulgation d’une énumération que l’opinion publique nationale et internationale assimile d’ores et déjà à une liste de mouvements sectaires».

Depuis 1941 l’Opus Dei «jouit de toutes les approbations ecclésiastiques requises et fait partie intégrante, depuis 1962, de la structure hiérarchique et pastorale de l’Eglise catholique, au même titre que les diocèses», souligne en conclusion le secrétariat de la prélature en Belgique

L’Œuvre: dans vingt diocèses, dont celui de Rome

De son côté, le Conseil international de «l’Œuvre/Het Werk», rappelle que celle-ci est une «famille religieuse de l’Eglise catholique érigée canoniquement dans le diocèse de Tournai en 1959 et est actuellement reconnue et engagée par les évêques de vingt diocèses, dont le diocèse de Rome».

Le «Collegium Paulinum», son séminaire, est à Rome, sous l’autorité du cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne. Le Conseil international ajoute que les statuts de «L’Œuvre/Het Werk» «sont totalement conformes aux textes de Vatican II et au nouveau code de droit canonique». Le 13 mars dernier, Mgr Zagotto, vicaire épiscopal pour les Instituts de vie consacrée du vicariat de Rome, a signé un document officiel dans lequel il déclare que l’œuvre «n’a absolument rien d’une secte, que tous les documents sont déposés officiellement à la Congrégation pour la vie consacrée». (apic/cip/mp)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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