Belgrade: Le patriarche Pavle invite à renoncer à l’orgueil nationaliste
«Il n’y a pas de sainte obstination»
Belgrade,
(APIC) Le patriarche orthodoxe serbe Pavle a invité les croyants à ne pas réagir par l’orgueil, la fierté et la bravade aux attaques de l’OTAN contre la Yougoslavie. Il n’y a pas de sainte obstination, a averti le prélat. Pour les chrétiens, il s’agit plutôt de prier pour ses ennemis afin qu’ils retrouvent la raison.
Le patriarche exprime l’espoir que les Serbes, les Albanais et les Turcs puissent à nouveau apprendre à vivre ensemble en paix comme leurs ancêtres l’ont fait. Avant son élection comme patriarche, Mgr Pavle était évêque de Prizren, au Kosovo.
L’Eglise catholique croate dit non aux bombardements de l’OTAN
Peu suspecte de sympathie pour l’idéologie serbe, l’Eglise catholique en Croatie a néanmoins vivement condamné les attaques de l’OTAN contre la Serbie. Jusqu’à présent, les destructions sont bien visibles, mais on ne peut pas voir la moindre utilité de cette action en faveur des victimes des déportations. Les victimes sont laissées en plan face à la terreur sans la moindre protection, s’indigne Mgr Ivan Milovan, évêque de Porec et président de la Commission «Justice et Paix».
Les catholiques de Croatie sont invités à renoncer aux sentiments de haine et de vengeance envers le régime du président Milosevic et à s’en tenir à la position définie par Jean Paul II qui appelle au retour de la diplomatie.
Cette déclaration illustre aussi la crainte des Croates d’être indirectement mêlés au conflit. Les stations touristiques de Croatie ont ainsi enregistré un fort recul des réservations pour l’été prochain.
L’Eglise catholique de Bosnie soutient l’OTAN
La Commission «Justice et Paix» de Bosnie-Herzégovine appelle au contraire de son côté au soutien de l’action de l’OTAN. Elle rappelle que l’Eglise admet le meurtre des tyrans. La Communauté internationale est appelé à trouver une solution plus juste que celle issue des accords de Dayton. La Commission souligne le droit des Albanais à la protection de leur identité nationale, culturelle et religieuse. Mais dans le même temps, on ne peut pas nier que le Kosovo appartient aussi historiquement et culturellement à la nation serbe, conclut-elle. (apic/kap/mp)




