Abus sexuels et détournements de fonds
Belqique: Nouvel épisode dans l’affaire du prêtre pédophile Robert Borremans
Bruxelles,
(APIC) Le bureau des juges d’instruction de Bruxelles a mené mardi une perquisition au siège de l’archevêché de Malines-Bruxelles dans le cadre d’une enquête concernant des abus sexuels et des détournements de fonds reprochés à l’abbé Robert Borremans, ancien curé de la paroisse St-Antoine à Etterbeek, en Belgique. Le prêtre avait été inculpé puis libéré sous conditions en juin 1999.
La présence de l’abbé Borremans, comme directeur de chorale lors du mariage du prince Philippe avait suscité la colère des parents des victimes du prêtre accusé de pédophilie et chassé de sa paroisse en 1994. Divers témoignages sont alors parvenus au parquet de Bruxelles faisant état de détournements de fonds au préjudice de sa paroisse et d’une école catholique. Ces témoignages affirmaient notamment que l’argent détourné avait servi à acheter le silence des petites victimes de l’abbé Borremans.
Avant d’investir les bureaux de l’archevêché, les enquêteurs ont également perquisitionné ceux de l’école Ste-Geneviève à Etterbeek. Jusqu’en 1996, Robert Borremans était l’administrateur délégué de cette école dont il gérait la comptabilité. Durant des années, cette école bien que recevant des subventions, fut privée des fonds nécessaires à son fonctionnement. Une enquête interne dirigée par l’abbé M. Gaillard semble avoir effectivement constaté des irrégularités, mais les éventuels détournements ne furent jamais dénoncés à la justice par l’archevêché. Le système Borrermans aurait consisté à faire tourner l’argent entre l’école et la paroisse, ce qui lui permettait d’escamoter de grosses sommes lors de chaque opération.
Une troisième perquisition a été mené au domicile de l’abbé Borremans. Elle a permis de découvrir des photos le montrant nu en compagnie d’enfants de 10 à 13 ans également nus. Les policiers cherchent à identifier ces enfants qui jusqu’à présent n’ont jamais osé témoigner.
Du côté de l’archevêché, on se contente de confirmer la réalité des perquisitions. Le porte-parole indique que la justice doit faire son travail. Il renvoie à l’enquête de l’abbé Gaillard en expliquant que si la comptabilité de l’abbé Borremans était bien un «foutoir» il n’avait pas découvert d’indices de malversations. Quant à l’abbé Borremans, il est actuellement en séjour à l’étranger. (apic/sr/mp)



