Le gouvernement tente de prendre des mesures

Bénin: Le pays est devenu la plaque tournante du trafic d’enfants esclaves

Cotonou, 16 août (APIC) Considéré comme une nouvelle source de richesse économique, le trafic d’enfants esclaves constitue une préoccupation pour le gouvernement béninois dont le pays est devenu une plaque tournante. Le gouvernement tente aujourd’hui de prendre des mesures en renforçant sa législation pour réprimer cette odieuse pratique.

Selon la brigade de protection des enfants mineurs au Bénin, durant le premier semestre de cette année, 22 passeurs ont été interceptés avec 600 adolescents de moins de quinze ans qu’ils tentaient de faire sortir du territoire pour être vendus dans des pays d’Afrique occidentale (Côte-d’Ivoire, Nigeria…) et centre (Gabon, Guinée Equatoriale…).

Le commerce du trafic d’enfants est en nette progression au Bénin. En l’espace de 4 ans, les services de la police locale ont enregistré plus de 2’360 enfants arrachés à leurs parents. Originaire la plupart des régions sud-ouest et centre, ils sont cédés par leurs parents contre 200’000 à 300’000 FCFA (500 à 700 francs suisses) par enfant. Les négociants prétendent les amener à l’étranger pour leur assurer une bonne formation.

Le gouvernement du Bénin étudie actuellement la possibilité de renforcer la législation pour réprimer cette pratique. Jusqu’ici le commerce d’enfants mineurs est sanctionné par une peine d’emprisonnement de 4 mois avec sursis. L’opinion publique réclame la peine capitale pour les auteurs de cet odieux commerce.

En attendant, les ministères de la Défense, de l’Intérieur et celui de la Justice et des Droits de l’homme vont coordonner leurs efforts pour traquer, appréhender et traduire en justice tous les acteurs de ce trafic. En outre, le contrôle et la surveillance des frontières seront renforcées, en même temps que commence une campagne nationale d’information sur ces méfaits. (apic/ibc/pr)

16 août 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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