Une fondation et un Grand prix pour immortaliser sa mémoire

Bénin: Premier anniversaire du décès du cardinal Bernardin Gantin

Cotonou, 22 mai 2009 (Apic) Une fondation et un Grand prix international cardinal Bernardin Gantin (GPICBG) ont été institués au Bénin à l’occasion du premier anniversaire de son décès, célébré le 13 mai dernier. Ils visent à immortaliser sa mémoire, et à promouvoir «l’excellence» dans tous les domaines, a rapporté le quotidien béninois Fraternité.

L’aéroport international de Cotonou porte déjà le nom du cardinal Gantin depuis le 22 mai 2008. Doyen émérite du collège des cardinaux, il fut archevêque de Cotonou de 1956 à 1971. Il est décédé le 13 mai 2008 à l’âge de 80 ans.

Une fondation portera désormais son nom. Un décret du président béninois Boni Yayi la reconnaîtra «d’utilité publique». L’état versera une dotation initiale de 200 millions de Francs CFA (plus de 470’000 frs), afin de susciter une mobilisation nationale et internationale aussi large que possible. Mais pour son bon fonctionnement, il faudrait réunir un minimum de deux milliards de francs CFA (4,7 millions de frs). En plus de la dotation de l’Etat, les initiateurs comptent sur des contributions que mobilisera la Conférence épiscopale du Bénin, et d’autres contributions volontaires de personnes physiques et morales béninoises et étrangères.

Le Grand prix sera attribué à des personnalités ou institutions couvrant différents domaines. Une distinction principale récompensera une activité particulièrement remarquable dans le domaine de la culture de l’excellence pour «consacrer le génie, le savoir-faire au service du développement et des plus souffrants». Un projet qui a besoin du soutien de tous pour atteindre le plus grand nombre en Afrique, notamment. Une autre distinction pourra viser la promotion de la jeunesse et la valorisation de la femme. Une distinction honorifique, mais prestigieuse pourra reconnaître la valeur morale de personnalités ou d’institutions au parcours méritant d’être signalé à l’attention de tous.

Guérir le Bénin et l’Afrique de ses maux

«Pour guérir le Bénin et l’Afrique des maux que tous déplorent, il faut nous accrocher à des repères, épouser des modèles et organiser de saines compétitions pour les magnifier», a souligné le Médiateur de la République du Bénin, Albert Tévoédjrè, ajoutant qu’il souhaitait faire appel à des personnalités de renommée internationale de diverses disciplines pour faire fonctionner la fondation et le prix.

L’idée de la fondation et du GPICBG ont été émises par les membres d’un comité national composé de Mgr Paul Vieyra, évêque de Djougou, légataire testamentaire du cardinal Gantin, de Mgr Eugène Houndékon, évêque d’Abomey et secrétaire de la Conférence épiscopale du Bénin. Les anciens ministres Emile Paraïso et Stanislas Kpognon, le juge Honorât Adjovi, représentant du ministre chargé des Relations avec les institutions, Jules Boko, représentant le ministre de la Culture, le docteur Célestin Gantin, frère du défunt cardinal, et l’une de ses belles-soeurs en sont également membres. (apic/ibc/bb)

22 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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