Le Caire: Condoléances du pape après la mort de l’imam sunnite égyptien Tantawi

Benoît XVI déplore la disparition d’un partenaire précieux dans le dialogue

Rome, 11 mars 2010 (Apic) Benoît XVI a déploré la disparition d’un «partenaire précieux dans le dialogue entre musulmans et catholiques» après la mort de l’imam sunnite Muhammad Sayyed Tantawi, grand cheikh de l’université Al-Azhar du Caire, en Egypte, le 11 mars.

Au nom du pape, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a envoyé à l’université égyptienne d’Al-Azhar un télégramme de condoléances au lendemain de la mort à 81 ans, d’une crise cardiaque, de la plus haute autorité de l’islam sunnite.

Dans ce message adressé au responsable d’Al-Azhar, le cardinal Bertone a assuré qu’après avoir appris «la mort soudaine» de l’imam Muhammad Sayyed Tantawi, Benoît XVI avait souhaité transmettre «ses condoléances sincères» à l’ensemble de la communauté de l’université musulmane du Caire. Le pape, a précisé le télégramme, «se souvient de la figure distinguée de ce chef religieux qui, pendant de longues années, a été un partenaire précieux dans le dialogue entre musulmans et catholiques».

Dans ce télégramme, le cardinal Tarciso Bertone a aussi exprimé ses condoléances en rappelant «avec gratitude l’impulsion donnée par le défunt cheik aux rencontres entre le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et le comité permanent d’Al-Azhar pour le dialogue».

La veille, dans une interview accordée à Radio Vatican, le cardinal Jean-Louis Tauran avait souhaité s’associer à la «douleur» de ses «amis égyptiens» après la mort de l’imam Tantawi. Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux avait aussi affirmé que l’imam Tantawi était une «personnalité très importante dans la vie publique en Egypte» et une «personne humble, sincère», un homme de «paix et de dialogue». Muhammad Sayyed Tantawi et le cardinal Tauran s’étaient rencontrés pour la dernière fois au Caire les 23 et 24 février derniers.

En mars 2007, la visite au Vatican de l’imam Tantawi avait été évoquée au sein même du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, puis annulée. Cette visite serait intervenue un peu plus de 6 mois après les tensions islamo-chrétiennes nées du discours de Benoît XVI à Ratisbonne (Allemagne). (apic/imedia/pr)

11 mars 2010 | 15:13
par webmaster@kath.ch
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