Benoît XVI «étudie sa position»

Rome: Paolo Gabriele pourrait vraisemblablement être gracié par le pape

Rome, 6 octobre 2012 (Apic) Si Paolo Gabriele a été condamné le 6 octobre 2012 à 1 an et 6 mois de prison, «l’éventualité d’une grâce du pape est très concrète et vraisemblable», a indiqué le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, peu après la fin d’un procès-éclair d’une semaine.

Dans une brève sentence prononcée samedi 6 octobre en début d’après-midi, 2 heures après la fin du procès, le président du Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican Giuseppe Dalla Torre a ainsi indiqué: «L’accusé Paolo Gabriele est coupable du délit prévu par l’article 404, § 1, n°1 du code pénal, d’avoir procédé, en abusant de la confiance dérivant des relations professionnelles liées à sa prestation de service, à la soustraction d’objets qui, en raison de ses relations, étaient laissées ou exposées à la foi de celui-ci».

Des circonstances atténuantes

Le président du tribunal a ensuite expliqué pourquoi il avait été décidé de réduire la peine de moitié, de 3 ans à 1 un an et 6 mois. Les juges ont pris en considération l’absence d’antécédents pénaux, les résultats de son service à l’époque précédent les faits qui lui sont reprochés, «la conviction subjective, bien qu’erronée, exprimée par l’accusé comme mobile de sa conduite», mais aussi sa déclaration concernant sa conscience d’avoir trahi la confiance du pape. Ces circonstances atténuantes ont pour base une loi introduite par le pape Paul VI en 1969.

Peu après, devant la presse venue du monde entier pour suivre cet événement sans précédent, le Père Lombardi a indiqué que l’avocate du majordome du pape, Cristina Arru, pouvait désormais étudier durant les 3 jours à venir la possibilité de faire appel.

«Indépendance totale» de la magistrature du Vatican

Par ailleurs, le Père jésuite a évoqué de sa propre initiative la possibilité, largement évoquée dans la presse, que Paolo Gabriele soit gracié par le pape. «Benoît XVI a reçu les informations (concernant le procès, ndlr) et étudie sa position», a rapporté le ›porte-parole’ du Saint-Siège. «L’éventualité d’une grâce est très concrète et vraisemblable», a-t-il déclaré. Pour l’heure, Paolo Gabriele reste en résidence surveillée.

Confiant aux journalistes ses impressions personnelles, le Père Lombardi s’est félicité de «l’indépendance totale» dont avait bénéficié la magistrature du Vatican par rapport aux autres autorités du Vatican, dont la plus puissante d’entre elles, la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège. Celle-ci, a affirmé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a fait preuve «d’un très grand respect» envers les magistrats, qui n’ont subi «aucune pression ni influence». (apic/imedia/cp/be)

6 octobre 2012 | 14:50
par webmaster@kath.ch
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