Rome: Le pape appelle à ne pas répéter les barbaries de l’Holocauste et de la guerre
Benoît XVI rappelle l’importance des religions pour la paix
Rome, 6 septembre 2009 (Apic) 70 ans après le début de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) qui a connu la «tragédie de l’Holocauste», Benoît XVI a appelé l’humanité à «ne pas répéter de telles barbaries», lors de l’Angélus du 6 septembre 2009, à Viterbe (Italie). Depuis la «Valle Faul», où il avait célébré la messe sans avoir pu donner la communion avec son poignet droit encore fragile, le pape a rappelé l’importance des religions «pour le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme».
Rappelant l’un des plus terribles conflits de l’histoire qui a «vu la tragédie de l’Holocauste et l’extermination (…) d’innocents», Benoît XVI a appelé les hommes à ne pas répéter de telles barbaries et à intensifier les efforts pour construire une paix durable pour notre époque, encore marquée par les conflits et les oppositions.
Le pape a alors souhaité que les nouvelles générations connaissent une «culture et un style de vie marqués par l’amour, la solidarité et l’estime de l’autre».
«Dans cette perspective, a affirmé le pape, l’apport que les religions peuvent et doivent donner pour promouvoir le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme est particulièrement important». Ces vices, a poursuivi le souverain pontife, défigurent l’image de l’homme créé par Dieu, effacent l’horizon de Dieu, et par conséquence, conduisent au mépris de l’homme lui-même.
Devant les quelque 20’000 fidèles réunis dans la «Valle Faul» inondée de soleil, Benoît XVI a alors rappelé que «la mémoire de tels événements nous pouss(ait) à prier pour les victimes et pour ceux qui portent encore des blessures dans le corps et dans le cœur».
Dans son discours, le pape a particulièrement confié les participants de la rencontre interreligieuse de prière pour la paix qui se tient à Cracovie (Pologne) du 6 au 8 septembre sur le thème «l’esprit d’Assise à Cracovie». Cette rencontre des religions à Cracovie est l’occasion d’un pèlerinage des chefs religieux à Auschwitz à l’occasion des 70 ans du début de la Seconde Guerre mondiale.
A 12h45, après l’Angélus, le pape devait se rendre au sanctuaire de sainte Rose (1233-1251), la patronne de Viterbe, pour y vénérer ses reliques. Puis sur la place située en face du sanctuaire, le souverain pontife pourra admirer la «Macchina di Santa Rosa» et ses porteurs. Chaque année, le 3 septembre, une énorme tour de 5 tonnes et de 30 mètres de haut, illuminée de torches et de lumières électriques, avec une statue de sainte Rose au sommet est portée en procession par une centaine d’hommes.
Visite à Notre-Dame du Chêne, patronne du diocèse de Viterbe
A 13h30, Benoît XVI se dirigera ensuite vers le sanctuaire de la «Madonna della Quercia» (Notre-Dame du Chêne, en français), situé près de la ville de Viterbe. En 1417, un forgeron de Viterbe avait placé l’image de la Vierge avec l’Enfant-Jésus entre les branches d’un chêne, à l’entrée de sa vigne pour attirer la bénédiction de Dieu sur les fruits de son travail et éloigner les mauvaises intentions d’éventuels brigands. Les premiers dévots furent les voyageurs qui donnèrent facilement le nom de Notre-Dame du Chêne. Avec ce titre, les viterbois commencèrent à cultiver une nouvelle dévotion mariale. La «Madonna della Quercia» est aujourd’hui la patronne du diocèse.
Après un temps de repos, une visite privée dans ce sanctuaire marial est prévue à 16h30, au cours de laquelle le pape effectuera un temps d’adoration du Saint-Sacrement et prononcera une prière à la Vierge. Dans ce sanctuaire, des religieux cloîtrés des 11 différents monastères du diocèse seront présents. Cette «Madonna della Quercia» fut solennellement couronnée par Jean Paul II lors de sa visite apostolique, le 27 mai 1984. Benoît XVI devait ensuite quitter Viterbe à 17h en hélicoptère pour rejoindre Bagnoregio, 30 km plus au nord. (apic/imedia/lb/js)



