Rome: 40’000 jeunes de Taizé en prière avec le pape sur la Place Saint Pierre
Benoît XVI réaffirme «l’engagement irrévocable de l’Eglise» pour l’unité des chrétiens
Rome, 30 décembre 2012 (Apic) Devant les quelque 40’000 participants à la rencontre européenne de Taizé réunis le 29 décembre 2012 dans la soirée sur la place Saint-Pierre, Benoît XVI a réaffirmé «l’engagement irrévocable de l’Eglise» pour l’unité des chrétiens. Du 28 décembre au 2 janvier, des jeunes de toute l’Europe, catholiques, orthodoxes et protestants, se sont donnés rendez-vous à Rome pour leur 35e pèlerinage de confiance sur la terre, organisé par la communauté et son prieur, le frère Aloïs.
«Je vous assure de l’engagement irrévocable de l’Église catholique à poursuivre la recherche de chemins de réconciliation pour parvenir à l’unité visible des chrétiens», a ainsi assuré le pape, qui a ensuite adressé une salutation particulière aux jeunes orthodoxes et protestants présents sur la place Saint-Pierre, décorée aux couleurs de Noël.
«Parfois, le mal et la souffrance des innocents créent en vous le doute et le trouble», a poursuivi Benoît XVI lors de l’allocution qu’il prononçait devant des milliers de jeunes, leur bougie à la main dans la fraîche nuit romaine. «Mais ce doute ne fait pas de vous des incroyants !», a-t-il alors affirmé, reconnaissant que le ›oui’ au Christ pouvait s’avérer difficile.
Au début de cette prière, marquée par des temps de silence recueilli et portée par les chants de Taizé, bien connus dans l’Eglise, Benoît XVI a parcouru en papamobile toutes les allées de la place jusqu’à l’estrade installée sur le parvis de la basilique, saluant chaleureusement les foules de jeunes réunis pour célébrer avec le pape le point d’orgue de leur pèlerinage à Rome.
La dernière lettre au pape de frère Roger
Avant que Benoît XVI ne prenne la parole, le frère Aloïs, prieur de la communauté succédant au frère Roger, fondateur de Taizé assassiné en 2005, a salué la mémoire de son prédécesseur. Le frère Aloïs, catholique, a ainsi évoqué la dernière lettre au pape de frère Roger, protestant, dans laquelle il affirmait que la communauté de Taizé voulait cheminer «en communion avec l’Eglise». Dans son intervention, Benoît XVI n’a pas manqué lui aussi d’évoquer le souvenir de celui qui eu l’inspiration, en 1940, de fonder cette communauté basée en France mais au rayonnement désormais international.
Quelque 40’000 jeunes chrétiens, catholiques, orthodoxes et protestants, venus de toute l’Europe se sont donné rendez-vous dans la capitale italienne, pour la 35e rencontre de leur pèlerinage de la confiance sur la terre, qui se déroule chaque année dans une ville différente. Du 28 décembre au 2 janvier, accueillis dans les paroisses, les communautés religieuses ou les familles romaines, les jeunes se retrouvent pour emplir les basiliques romaines des chants de la prière caractéristique de Taizé, ainsi que pour des temps de partage et de réflexion. (apic/imedia/mm/bb)



