Benoît XVI souhaite le rétablissement de «l’unité perdue» entre catholiques et luthériens
Rome: Délégation œcuménique de l’Eglise luthérienne de Finlande reçue par le pape
Rome, 18 janvier 2010 (Apic) Au premier jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le 18 janvier, Benoît XVI a espéré que l’»unité perdue» entre les catholiques et les luthériens puisse être retrouvée.
Le pape s’est adressé à une délégation œcuménique de l’Eglise luthérienne de Finlande reçue, comme chaque année, à l’occasion de la fête de saint Henri, patron du pays.
Dans son discours en anglais, Benoît XVI a ainsi espéré que le travail de dialogue entre les luthériens et les catholiques puisse «contribuer positivement au chemin qui mène au rétablissement de notre unité perdue». Le pape a cependant mentionné le «signe concret de fraternité» que représente la Déclaration conjointe sur la doctrine de la Justification, signée par l’Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale en 1999.
Devant les 10 membres de la délégation, le pape a également évoqué le travail actuel de la Commission pour le dialogue entre luthériens et catholiques en Finlande et en Suède. A l’occasion des 25 ans du pèlerinage œcuménique de cette délégation à Rome, le pape s’est réjoui du «renforcement des relations entre les chrétiens» de Finlande.
«Les Eglises d’Orient et d’Occident, dont les traditions sont toutes deux présentes dans votre pays, a relevé Benoît XVI, partagent une communion réelle, même si elle demeure imparfaite». «C’est un motif pour regretter les troubles du passé, mais c’est aussi, sûrement, une raison qui incite à toujours améliorer les efforts de compréhension et de réconciliation» entre chrétiens.
La Réforme protestante gagna la Suède et la Finlande dans les années 1520. Elle fut instituée par décret royal. Le luthéranisme devint alors la religion d’Etat.
D’origine anglaise, saint Henri accompagna Nicolas Breakspear, le futur pape Adrien IV, en Suède, où il fut évêque d’Uppsala en 1152. Soutenu par le roi, saint Eric IX, il l’accompagna ensuite en Finlande où il fut tué par un opposant à la réforme qu’il entreprenait dans l’Eglise du pays. Il fut canonisé en 1158 par le peuple. Considéré comme un martyr, il est patron de la Finlande et son nom est inscrit au martyrologe romain. Il est fêté localement le 19 janvier. (apic/imedia/lb/pr)



