Rome: Urgence d’une éducation à l’écologie

Benoît XVI veut que famille et école se préoccupent du thème

Rome, 28 novembre 2011 (Apic) Alors que s’ouvre à Durban (Afrique du Sud) un sommet des Nations unies sur le climat, le 28 novembre 2011, Benoît XVI a souhaité que les familles comme l’école puissent enseigner «un style de vie plus responsable à l’égard de la création». Intervenant au Vatican devant plus de 8’000 jeunes Italiens engagés dans des projets éducatifs en faveur de la protection de l’environnement, le pape a aussi assuré que le respect de l’homme et celui de la nature étaient indissociables.

«Le respect de l’être humain et le respect de la nature ne font qu’un, a ainsi assuré le pape devant un parterre de jeunes enfants dans la salle Paul VI, mais ils peuvent croître chacun et avoir leur juste mesure si nous respectons le Créateur et sa création dans la créature humaine et dans la nature». Benoît XVI a demandé aux jeunes d’être ses alliés en étant de «véritables protecteurs de la vie et de la création».

S’adressant plus particulièrement aux responsables de la société civile et au monde enseignant, le pape a souligné la grande importance de l’éducation dans le domaine de l’écologie. «Il est désormais évident, a alors assuré Benoît XVI, qu’il n’y aura pas d’avenir bon pour l’humanité sur la terre si nous ne nous habituons pas tous à un style de vie plus responsable à l’égard de la création». Le pape a souhaité que cette éducation soit le fait des parents, des responsables scolaires, des enseignants, souhaitant en outre que ce travail des familles et des écoles soit soutenu par les institutions concernées.

«L’Eglise, tout en appréciant les recherches et les découvertes scientifiques les plus importantes, n’a jamais cessé de rappeler qu’en respectant l’empreinte du Créateur dans l’ensemble de la création, on comprend mieux notre véritable et profonde identité humaine», a affirmé Benoît XVI. Ce respect peut aider les jeunes «à découvrir des talents et des attitudes personnelles». Si, dans son travail, l’homme oublie qu’il collabore avec Dieu, il peut «provoquer des dommages qui ont toujours des conséquences négatives, y compris sur l’homme, comme nous le voyons malheureusement en de multiples occasions».

Un nouveau sommet onusien sur le climat et le protocole de Kyoto a lieu du 28 novembre au 9 décembre en Afrique du Sud, 2 ans après celui de Copenhague (Danemark). Le 27 novembre, lors de la prière de l’Angélus, Benoît XVI avait particulièrement demandé aux participants à ce sommet d’apporter une réponse «responsable, crédible et solidaire» au changement climatique. Il avait plus précisément souhaité que leur réponse tienne compte des exigences des populations les plus pauvres et des générations futures. (apic/imedia/ami/js)

28 novembre 2011 | 14:06
par webmaster@kath.ch
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