Berne: «Arrêtez la violence» (270893)
Pétition lancée par la Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP)
Berne, 27août(APIC) La Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP) a
lancée vendredi, lors d’une conférence de presse à Berne, la pétition «Arrêtez la violence». «Chaque jour nous entendons parler d’agressions, d’enfants maltraités, de femmes violées, de manifestations contre des requérants d’asile, de violence à l’école… Nous ne sommes pas prêtes à accepter plus longtemps la spirale de la violence.» Avec cette pétition la FSFP
veut sensibiliser la population et favoriser une prise de conscience qui
permette d’apprendre à gérer les conflits sans recourir à la violence.
«Les divergences d’opinion font partie de la vie en société et ne doivent pas être refoulées. Mais nous devons prendre conscience que les conflits doivent et peuvent être résolus sans recourir à la violence,» souligne Ursula Angst, membre du comité de la FSFP.
Pour la prévention de toute violence, la FSFP invite le Conseil fédéral
et les cantons à mettre sur pied des programmes d’apprentissage et de sensibilisation, par exemple par une campagne d’affichage comme «Stop-SIDA».
Il s’agit aussi de concevoir et de distribuer une documentation d’information et de formation à l’usage des écoles, de l’armée et du public. «On ne
devrait jamais prétendre que l’argent manque pour prévenir la violence»,
souligne Gerda Ferrari, vice-présidente de la FSFP.
L’un des buts de la FSFP est, pour sa présidente Monika Waller, justement l’engagement pour la paix. «On s’habitue à la guerre et aux conflits,
et, pour se protéger, on se détourne. Avec la pétition ’Arrêtez la violence’ nous voulons réveiller la population, lancer un cri!»
Elisabeth Merz, membre de la FSFP et initiatrice de la pétition ajoute:
«En tant que chrétienne engagée, je dois agir. L’amour du prochain est le
centre de l’Evangile. Si nous croyons pouvoir donner des conseils, par
exemple face aux viols des femmes en Bosnie,… alors commençons chez
nous.»
«Nous avons appris, dans le milieu chrétien: ne vous battez pas! Mais
nous n’avons pas appris comment gérer un conflit,» regrette Monika Waller.
Par la pétition qu’elle remettra le 9 décembre – la veille de la Journée
des droits de l’homme de l’ONU – au Conseil fédéral, la FSFP tend à trouver
des chemins non-violents. Elle a reçu un appui total de nombreuses institutions comme le Centre Martin Luther King à Lausanne, le Service chrétien
pour la paix, la Ligue suisse des femmes catholiques etc.
«Nous, les femmes sommes spécialement concernées par les actes de violence. Mais nous voulons y intéresser les hommes aussi,» espère Monika Waller. Des questions restent ouvertes comme celles de la vente des jouets «de
violence», et les programmes TV…
La FSFP constitue le pendant de la Ligue suisse des femmes catholiques
(SKF). Elle est l’organisation faîtière des femmes protestantes de la Suisse. Fondée en 1947, elle s’efforce de rassembler ces femmes et de les représenter au sein de l’Eglise et dans la société. (apic/cb)



