Une deuxième voie pour accéder à la théologie

Berne: Bilan de l’Ecole préparatoire de théologie

Berne, 8 septembre 2000 (APIC) L’Ecole préparatoire de théologie de Berne joue un rôle important dans le «recrutement» des étudiants en théologie. Au cours des 31 années écoulées, plus de 150 hommes et femmes ont fréquenté les cours de maturité de cette école au titre de deuxième formation, avant d’entreprendre des études de théologie à l’Université de Berne.

Des personnes issues de toutes les catégories professionnelles se retrouvent à l’Ecole préparatoire de théologie de Berne. «Les jeunes adultes qui terminent leur maturité à 19 ans montrent en général peu d’intérêt pour les questions religieuses», explique dans un communiqué Ueli Gerber, recteur de cette école depuis dix ans. Ce sont avant tout des hommes et des femmes, entre 20 et 30 ans, qui découvrent dans le ministère pastoral des perspectives professionnelles nouvelles. Un cinquième des personnes qui étudient la théologie sortent de cette école. Elles ne forment plus une petite minorité à côté des bacheliers «ordinaires» mais correspondent à un cinquième des effectifs. Parmi les 250 étudiants immatriculés à la faculté de théologie de l’Université de Berne pour le semestre d’hiver 2000/2001, 50 sont des diplômés de l’Ecole préparatoire de théologie.

Le parlement des Eglises réformées Berne-Jura a approuvé la création de l’Ecole préparatoire de théologie en été 1969. La justification de l’époque, qui insistait sur les avantages d’un accès aux études de théologie par le biais d’une deuxième formation, reste valable actuellement, estime Edith Riesen, conseillère synodale des Églises réformées Berne-Jura. L’Ecole préparatoire de théologie joue un rôle important dans le «recrutement» de futurs étudiants en théologie.

Une expérience de la vie plus large

Les personnes issues de l’Ecole préparatoire de théologie, disposant d’une expérience de la vie et du monde professionnel plus large, enrichissent la vie de la faculté, précise Christoph Müller, doyen de la Faculté de théologie évangélique réformée. Susanne Graf-Brawand, qui enseigne l’allemand depuis 28 ans dans cette Ecole, est impressionnée par la «volonté des étudiants à s’engager sur une voie qui n’est pas facile». Selon elle, le niveau de formation et l’origine professionnelle très diverse des élèves constitue un défi quotidien. Les paroisses des Eglises réformées Berne-Jura ne manquent pas de pasteurs, et pourtant, tant le Conseil synodal que la faculté de théologie estiment que l’Ecole préparatoire de théologie constitue une nécessité. Le nombre de personnes qui se lancent dans de telles études comme première formation est en recul constant.

Après avoir étudié la possibilité d’intégrer partiellement ou intégralement cette école à un gymnase bernois, le Conseil synodal a décidé, début août, de maintenir l’indépendance de l’Ecole préparatoire de théologie et de reconduire son mandat d’école ecclésiale. C’est le seul établissement en Suisse alémanique qui permet d’accéder aux études de théologie par la voie d’une deuxième formation. Les cours sont gratuits pour les personnes appartenant à l’Eglise nationale bernoise. (apic/com/fm)

8 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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