Berne: Des «plumes» pour soutenir la campagne «L’asile: un droit humain!»

Ouverture vendredi des activités de la 26ème Journée du réfugié

Berne, 17 juin 2005 (Apic) C’est avec des textes sur le thème de «L’asile: un droit humain!» que ce sont ouvertes vendredi à Berne les activités suisses de la 26ème Journée du réfugié. Plus de 25 écrivains et journalistes soutiennent aujourd’hui cette campagne à Berne.

Le philosophe Hans Saner définit «l’actuelle politique d’asile comme une pratique d’expulsion – et ceci à l’époque des droits humains».

Les textes de Etienne Barilier, Urs Berner, Maja Beutler, Aernschd Born, Jean Buhler, Anne Bregani, Maurice Chappaz, Julien Dunilac, Peter Fahr, Christoph Geiser, Anne-Lise Grobéty, Antoine Jaccoud, Frank Kodbaye, Jean-Euphèle Milcé, Thérèse Moreau, Daniel de Roulet, Boël Sambuc, Hans Saner, Peter Sarbach, Beat Sterchi, Anne-Lise Thurler, Claude Torracinta et Gisela Widmer sont disponibles auprès de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés.

La Journée du réfugié aura lieu demain, samedi 18 juin, dans plus de 200 villes et communes de Suisse sur le thème de « L’asile: un droit humain! ». Ce sera aussi le thème du dimanche des réfugiés, le 19 juin, dans toutes les églises de Suisse. Cette année, il ne s’agit pas seulement de chanter, danser, boire et manger. Il est de mise de rappeler au le Parlement de tenir compte des droits humains fondamentaux lors de la révision de la loi sur l’asile.

Pour les initiateurs de cette journée. une procédure d’asile respectant la dignité humaine est un signe de la démocratie. «Sous prétexte d’abus généralisé par les immigrants sans papiers fuyant la misère économique, elle est restreinte jusqu’aux limites de sa suppression. Les arrivants sont livrés à la discrimination dès leur arrivée parce que le droit lui-même devient discriminant». Hans Saner résume l’essence même des différents textes en soulignant que «Abus d’entre tous les abus, on néglige nos devoirs humanitaires – comme si un mauvais passé nous avait rattrapé».

Ces mêmes initiateurs demandent notamment que les réfugiés sans documents de voyage valables ne doivent pas être exclus de la procédure d’asile; que les réfugiés des guerres civiles ainsi que les personnes ayant besoin de protection doivent recevoir l’admission humanitaire. : en ne voulant protéger que les personnes en danger de mort, on court le risque de bafouer la dignité humaine. (apic/com/pr)

17 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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