Les paroisses décideront
Berne-Jura: Antennes de téléphonie sur les clochers des églises
Berne, 12 février 2004 (Apic) Le Conseil synodal des Églises réformées Berne – Jura – Soleure a établi des recommandations à l’intention des paroisses au sujet des antennes de téléphonie mobile. Il ne rejette pas les progrès techniques, mais recommande d’en limiter les risques.
La direction des affaires ecclésiastiques s’est penchée sur une question controversée : l’attitude de l’Eglise face à la téléphonie mobile. D’entrée de jeu, le Conseil synodal affirme ne pas rejeter les progrès techniques. Toutefois, il recommande d’en limiter les risques et de toujours soigneusement peser les intérêts en présence. Cela d’autant plus que «la population manifeste des craintes et des incertitudes, qui ne sont pas forcément irrationnelles et doivent donc être prises au sérieux».
Le Conseil synodal constate en effet que «s’il n’existe aucune preuve scientifique des effets nocifs du rayonnement sur la santé humaine, il n’en demeure pas moins que, dans les environs des installations de téléphonie mobile, des personnes se plaignent d’atteintes à leur bien-être».
Comme les paroisses sont autonomes, c’est cependant à elles qu’il appartiendra de décider si une antenne a sa place sur un clocher. La lettre adressée aux paroisses renferme un catalogue de points à discuter et à clarifier avant de se prononcer pour ou contre une antenne.
Le Conseil synodal relève aussi la contradiction qu’il y a à s’opposer à l’installation d’une station de base tout en utilisant des téléphones portables. Mais il observe aussi que ce n’est pas à l’Eglise d’encourager une technique controversée.
Enfin, rappelle-t-il, «plus d’un paroissien considère le clocher comme un lieu sacré et s’oppose à une utilisation détournée». En outre, les conflits autour des antennes de téléphonie mobile portent préjudice aux tâches spirituelles et diaconales des paroisses, relève le Conseil synodal dans son communiqué. (apic/com/vb)




