L’Eglise protestante deviendra une Eglise minoritaire
Berne-Jura-Soleure: Données statistiques synodales, tirées du recensement de la population
Berne, 1er mai 2007 (Apic) Les résultats du recensement de la population ont pour la première fois été analysés de manière détaillée, pour le territoire de l’Union synodale Berne/Jura/Soleure.
Selon le recensement de la population de l’année 2000, dont sont tirées les données concernant l’Union synodale Berne/Jura/Soleure, 82% des personnes résidant sur le territoire de l’Union synodale sont membres des Eglises chrétiennes traditionnelles. Un communiqué de l’Union synodale détaille l’enquête statistique. Les Eglises réformées constituent la principale communauté religieuse du canton de Berne (63%) et la deuxième communauté religieuse de celui du Jura (11%). Dans l’arrondissement de Soleure, les deux principales religions chrétiennes ont une importance comparable (Eglises réformées: 39%, Eglise catholique: 36%). Le nombre de membres de l’Eglise réformée a reculé de 15% par rapport à 1970. La population réformée est en baisse dans des proportions supérieures à la moyenne dans les villes de Berne et de Bienne, tandis qu’elle augmente de 3% dans les communes des agglomérations.
Les causes du recul
Les sorties de l’Eglise ne sont à l’origine que d’un quart de la baisse du nombre. La baisse est due pour l’essentiel à la grande mobilité des personnes de confession réformée, liée à des facteurs économiques (marché du travail, salaires, prix des terrains). Une autre cause de ce recul se lit dans les décès.
La population vieillit. L’âge moyen de la population réformée est plus élevé que celui de la population totale. Cette différence s’explique sans doute par le très faible pourcentage d’étrangers dans la population réformée (1,2%). Les Eglises réformées n’ont pratiquement aucune influence sur le recul du nombre de membres, puisque celui-ci est déterminé en grande partie par l’évolution démographique.
D’Eglise majoritaire, l’Eglise réformée doit se préparer à devenir dans quelques décennies une Eglise minoritaire. Il est ainsi prévu de mener ces prochains mois des discussions avec les présidents et les présidentes des paroisses et des arrondissements ecclésiastiques sur la manière dont l’Eglise doit réagir aux évolutions à venir. La mission de l’Eglise nationale demeure
En effet, conformément à la volonté du Conseil synodal, «les Eglises réformées Berne-Jura-Soleure resteront pleinement une Eglise nationale au service de la collectivité. Ce n’est pas la taille qui fait une Eglise nationale, mais sa raison d’être et les tâches qu’elle remplit pour la société», conclut le communiqué.
Encadré
Le professeur Kurt Lüscher et l’adjoint scientifique à l’Office fédéral de la statistique, Christoph Freymond, ont analysé pour le compte du Conseil synodal des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure les données du recensement de la population 2000 pour le territoire de l’Union synodale et les ont comparées aux résultats de 1970. Ils ont ensuite estimé l’évolution probable de la population réformée du territoire de l’Union synodale jusqu’en 2030. L’étude Portrait démographique de notre Eglise décrit l’évolution du nombre des membres de l’Eglise réformée des trois cantons ces dernières années. Elle dresse uniquement un bilan quantitatif
(apic/com/vb)



