Berne: L’ACAT- Suisse lance sa campagne de Vendredi Saint 2007

«Ouvre la bouche» contre l’impunité en République centrafricaine !

Berne, 9 mars 2007 (Apic) A l’occasion de Vendredi Saint, l’ACAT-Suisse (l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort) appelle à protester contre le fléau de l’impunité qui sévit en République centrafricaine (RCA).

Chaque année, pour commémorer les souffrances endurées par le Christ et sa mort, l’ACAT-Suisse mène campagne contre les peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés à des êtres humains aujourd’hui.

Pour sa Campagne de Vendredi Saint 2007, l’ACAT-Suisse invite chacune et chacun à «ouvrir la bouche» face à l’impunité qui règne en RCA.

Pour lutter contre le fléau de l’impunité en RCA, l’ACAT-Suisse a préparé un dossier de campagne à l’attention de ses membres, des Eglises et communautés. Celui-ci comprend un opuscule présentant des pistes thématiques et spirituelles, une lettre d’accompagnement et une pétition adressée au président Bozizé. Tant que l’intégrité physique et psychique d’êtres humains est bafouée quelque part dans le monde, les chrétiennes et chrétiens sont appelés à manifester en mémoire du Christ, déclare l’ACAT.

L’impunité qui règne dans ce pays est inquiétante

Depuis 2002, la RCA connaît une nouvelle période troublée, marquée par des bouleversements militaro-politiques sanglants. A l’automne 2002, l’ancien chef d’état-major, le général François Bozizé, tente son premier coup d’Etat contre le régime d’Ange-Félix Patassé, président depuis 1993. Les deux parties perpètrent dès lors des exactions à l’encontre de la population civile : viols systématiques, tortures ou exécutions sommaires. Ces crimes n’ont pas cessé avec la prise de pouvoir du général Bozizé en mars 2003. Après deux années dites de transition démocratique, des élections législatives et présidentielles jugées libres par les observateurs nationaux et internationaux ont eu lieu au printemps 2005 désignant le général Bozizé comme président. Cependant, les responsables des exactions commises depuis 2002 n’ont jamais été punis ou même traduits en justice, et les victimes n’ont jamais reçu de réparation.

En 2006, par la présentation de son deuxième rapport périodique, la République centrafricaine s’est donnée les moyens de renouer le dialogue avec le Comité des droits de l’homme de l’ONU (CDH). Le gouvernement centrafricain semble résolu à s’engager vers un meilleur respect des droits humains dans le pays. Toutefois, l’ACAT-Suisse reste préoccupée au plus haut degré par l’impunité qui règne en RCA. C’est pourquoi une pétition est adressée au président centrafricain, M. François Bozizé, lui demandant d’user des pouvoirs qui lui sont conférés pour réaliser les recommandations du CDH.

Des informations complémentaires, ainsi que le matériel de la campagne (en version papier ou électronique) sont disponibles auprès de l’ACAT-Suisse : www.acat.ch, tél. 031 312 20 44. (apic/com/js)

9 mars 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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