Mgr Karl-Josef Rauber a beaucoup fait pour l’Eglise en Suisse

Berne: l’Eglise suisse exprime sa reconnaissance au nonce apostolique

Berne, 19 mai 1997 (APIC) Après l’annonce de son départ le 25 avril, le nonce apostolique en Suisse, Mgr Karl-Josef Rauber a présidé samedi à Berne une célébration d’adieu. L’Eglise de la Trinité avait fait le plein pour exprimer la reconnaissance des catholiques suisses à un homme qui a beaucoup fait pour tenter de résoudre «l’affaire Haas».

Mgr Rauber a relevé dans son homélie que dans l’Eglise, tout doit se faire dans l’amour. «Pour certains tout va trop vite, pour d’autres tout va trop lentement. Mais nous oublions souvent que nous sommes nous-mêmes membres de l’Eglise et de la société et que les critiques que nous émettons nous concernent aussi en dernier lieu.» «Comment rendre notre Eglise crédible si nous ne sommes pas capables de vivre notre foi ? Comment apporter la paix et l’unité à la société, si nous chrétiens ne prenons pas au sérieux le commandement de l’amour du prochain ?», s’est interrogé le nonce.

Cela signifie que dans l’Eglise nous avons le droit d’exprimer nos opinions et nos voeux, mais nous devons être prêts à écouter et à suivre les consignes, car Dieu reste le maître du jeu.

Un ’pontifex’, un messager et un frère

Mgr Kurt Koch, évêque du diocèse de Bâle, a apporté un hommage appuyé à Mgr Rauber qu’il a qualifié de ’chance’ pour l’Eglise en Suisse et pour l’Eglise universelle. Durant ses quatre ans à Berne, Mgr Rauber a su être un «pontifex», c’est-à-dire un bâtisseur de ponts, il a su être également un messager capable de communiquer ses réflexions et ses analyses. Enfin il a été pour les évêques et pour l’Eglise en Suisse un frère, selon le mot de saint Augustin «pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien». Nous ne pouvons qu’envier l’Eglise de Hongrie de recevoir bientôt un tel nonce, a-t-il conclu. (apic/gs/mp)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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