La FSFP déplore la décision des députés, soutien à l’initiative du PS

Berne: La Fédération suisse des femmes protestantes consternée par le vote sur les armes

Berne, 26 mars 2007 (Apic) Le vote du Conseil national, qui a décidé le 15 mars dernier que les armes militaires ne seront pas bannies des foyers helvétiques pour être entreposées dans des arsenaux, provoque la colère de la Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP). Elle a donc décidé de soutenir l’initiative populaire sur les armes que le parti socialiste suisse (PSS) va lancer.

Dans un communiqué publié dimanche, la présidente de la FSFP Ursula Angst-Vonwiller déplore vivement la décision du Conseil national concernant la Loi sur les armes (LArm). Elle s’est dite consternée que pour la majorité de la Chambre basse du Parlement suisse «la sécurité des femmes et des enfants ne joue absolument aucun rôle». Pour elle, la décision de la majorité du Conseil national est une preuve de dédain pour tous ceux qui ont été menacés par une arme militaire ou ont dû déplorer la mort d’une personne tuée par une arme d’ordonnance.

Pour le PSS, qui prépare le lancement d’une initiative populaire sur les armes, restreindre l’accès aux armes à feu est une mesure essentielle de prévention du suicide et des actes de violence qui ne cessent d’augmenter en Suisse.

La loi acceptée par le Conseil national présente aux yeux du PSS de graves lacunes. «Elle ne change rien au fait que plus de 2 millions d’armes circulent en Suisse pratiquement hors de tout contrôle». Les socialistes considèrent par conséquent qu’il est «plus que temps de demander son avis à la population», et va lancer une initiative populaire dans ce sens.

Tous les durcissements de la loi – action de ramassage des armes, introduction d’un registre national des armes, soumission de toutes les armes à un permis d’acquisition ainsi qu’interdiction de conserver les armes d’ordonnance chez soi – ont été rejetés par la majorité du Conseil national avec des arguments comme la «tradition» ou une possible «menace terroriste». Quelque 300 personnes sont tuées chaque année en Suisse par des armes d’ordonnance, dont 260 par suicide.

En vue des élections nationales de l’automne prochain, Ursula Angst-Vonwiller a estimé que le débat sur les armes qui vient de se dérouler au Parlement montre bien qu’il faut davantage de femmes sous la coupole fédérale, car si le Conseil fédéral et le Parlement étaient composés pour moitié de femmes, «de telles décisions seraient à peine possibles».

En Suisse, chaque chien est enregistré, pas les armes!

La FSFP demandait qu’il n’y ait pas d’armes à feu à domicile. C’est pourquoi, elle a soutenu la pétition du même nom qui s’engage contre les armes militaires et les munitions à domicile. Elle continue d’exiger un registre national des armes. «En Suisse, chaque chien est enregistré, chaque vélo est numéroté: pourquoi pas aussi chaque arme? Le registre des armes est urgent!», affirme la Fédération.

La Fédération suisse des femmes protestantes (FSFP) est l’association faîtière des femmes protestantes. Elle représente environ 40’000 femmes, membres individuelles ou faisant partie d’associations affiliées. Elle aborde des questions théologiques du point de vue des femmes et s’engage pour que les conditions sociales des personnes défavorisées, en particulier des femmes, s’améliorent. (apic/com/be)

26 mars 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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