Berne: Messe solennelle pour les 25 ans de pontificat de Jean Paul II
«A ce pape que nous vénérons et aimons, nous disons merci»
Berne, 23 octobre 2003 (Apic) A l’instar de nombreuses autres localité de Suisse, Berne a également célébré les 25 ans de pontificat de Jean Paul II. Mercredi soir 22 octobre, le nonce apostolique en Suisse, Mgr Pier Giacomo de Nicolo, a présidé en la Basilique de la Ste-Trinité une messe d’action de grâce, en compagnie de Mgr Amédée Grab, président de la Conférence des évêques suisses (CES), à laquelle étaient invités tous les catholiques de la ville fédérale.
«A ce pape que nous vénérons et aimons, nous disons merci de son engagement passionné pour la paix, pour la justice, pour la vie, pour les pauvres, pour la famille.», a lancé le président de la CES devant une foule de plusieurs centaines de fidèles recueillis. Mgr Grab, lui-même à la tête du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE), a encore souligné le combat du pape Jean Paul II pour une Europe fidèle à ses racines chrétiennes, pour l’unité des chrétiens, pour la rencontre des religions, «pour une civilisation de l’amour» et une «mondialisation de la charité».
L’évêque de Coire, qui rencontre régulièrement le Souverain pontife au Vatican, a rappelé la figure du «pape athlétique d’il y a 25 ans», le «pape de tous les records» avec ses 103 voyages apostoliques dans tous les coins du monde, cet homme entre la vie et la mort après l’attentat du 13 mai 1981, Place St-Pierre. Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, son état de santé fait la une des journaux et les spéculations sur sa succession vont bon train. «Ce n’est pas dans cet esprit, frères et soeurs très chers, que nous nous sommes réunis», a-t-il lâché, mais pour une messe d’action de grâce.
La Suisse attend toujours le pape en juin prochain
Au cours de son homélie dans les trois langues nationales, Mgr Grab a encore parlé de l’évolution de l’Europe occidentale, où les deux derniers synodes des évêques de 1999 et de 2001 ont mis en lumière des manifestations de fatigue, où beaucoup ont perdu la joie d’appartenir à l’Eglise et où progressistes et conservateurs créent des tensions paralysantes. Il a souligné dans ce contexte que le pape Jean Paul II a donné justement en Suisse des impulsions qui aident vraiment «là où les préjugés ne bouchent pas toute les voies du renouveau.»
Le président de la CES a encore rappelé que les jeunes aiment le pape et l’écoutent. «Ils en donneront une nouvelle preuve les 5 et 6 juin prochains à l’échelle de nos diocèses», a-t-il déclaré en faisant allusion à la visite en Suisse du Souverain pontife prévue pour l’an prochain lors de la Rencontre nationale des jeunes catholiques de la Suisse à Berne. Mgr Grab a encore salué la présence, pour présider la célébration, du nonce apostolique Pier Giacomo de Nicolo, «qui représente Pierre dans notre pays et rend ainsi visible le lien entre cette assemblée et l’Eglise universelle».
Ni de droite, ni de gauche, au-dessus
Prenant la parole à son tour, le nonce apostolique a rappelé la proximité du Souverain pontife avec les gens, en particulier les jeunes et les pauvres. «Son amitié, voire sa complicité, envers Mère Teresa de Calcutta en est la preuve!». Pour Pier Giacomo de Nicolo, Jean Paul II n’a pas seulement eu de l’influence sur les développements politiques dans sa patrie et en Europe de l’Est – Mgr Grab venait de rappeler sa contribution essentielle à l’écroulement de l’empire communiste – mais il a mené son combat pour les droits et la dignité de l’homme au plan mondial.
Et le nonce apostolique d’affirmer que les gens de droite le considèrent comme étant de gauche, tandis que les gens de gauche estiment qu’il est de droite, avant tout dans le domaine de la morale, de la sexualité humaine et de la protection de la vie. «Jean Paul II n’est ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de tout cela», a insisté le nonce apostolique, qui a conclu la messe comme à son habitude par un chant dédiée à Marie, la Mère de Dieu. (apic/gs/be)



