Le corps diplomatique rend hommage au pape

Berne: Mgr Quilici et Mgr Grab ont célébré 20 ans de pontificat de Jean Paul II

Berne, 19 octobre 1998 (APIC) Le nonce apostolique en Suisse, Mgr Oriano Quilici, doyen du corps diplomatique, et Mgr Amédée Grab, président de la Conférence des évêques suisse (CES), ont présidé dimanche 18 octobre, en la basilique de la Sainte-Trinité à Berne, une messe à l’occasion des 20 ans de pontificat du pape Jean Paul II.

Parmi l’assistance qui remplissait les travées, on notait la présence d’une vingtaine d’ambassadeurs et de représentants d’ambassades, ainsi que celle de l’un des vice-recteurs de l’Université de Fribourg, le Père dominicain John Liam G. Walsh.

L’esprit du Concile Vatican II

La célébration, toute empreinte de simplicité, a été marquée par les salutations apportées à l’assistance par Mgr Quilici, ainsi que par l’homélie de Mgr Grab, nouvel évêque de Coire. Dans son allocution, le nonce apostolique a fait part des sentiments qui animent l’Eglise catholique en ce 20e anniversaire: «Tout d’abord un sentiment de gratitude pour tout ce que le Seigneur a fait durant ces vingt ans, grâce au ministère de son fidèle serviteur, le pape Jean Paul II». Au cours de ces années, a poursuivi le nonce, «l’Eglise a été fortement imprégnée par l’esprit du Concile Vatican II, dont le Seigneur a voulu que Jean Paul II soit l’interprète. D’importants progrès ont été accomplis par une Eglise toujours plus évangélique et présente dans la société du monde entier».

«En rendant grâce pour le lumineux magistère du pape Jean Paul II, nous devrions aussi réfléchir et nous demander s’il a touché notre vie, notre manière d’être chrétien et souhaiter que le jubilé de Sa Sainteté soit un encouragement pour une écoute toujours plus attentive de son magistère».

Un pape solidaire du monde

Président de la CES, Mgr Amédée Grab s’est exprimé dans les trois langues nationales pour dire que l’Eglise célèbre à cette occasion une «fête de famille» des catholiques du monde entier, une fête à laquelle le monde s’associe. «Le monde chrétien à travers les témoignages et les vœux de personnalités de tant d’Eglises, le monde tout court, les hommes et les femmes de «bonne volonté» à qui les derniers papes s’adressent expressément, avec respect et confiance, tout comme les responsables de l’économie, de la culture, de la politique et de l’éducation, du monde du travail et des médias avec qui Jean Paul II dialogue sans cesse; les pauvres, les sidéens, les handicapés, les victimes d’injustices et de violations des droits humains dont il se montre solidaire, qu’il embrasse lors de ses visites pastorales».

L’histoire dira…

Le pontificat de Jean Paul II n’est pas terminé, a encore fait remarquer Mgr Grab. «Wyszynski a prédit qu’il emmènerait l’Eglise dans son 3e millénaire. L’histoire dira ce dont nous avons été et sommes témoins sans toujours arriver à peser les événements. C’est l’histoire qui dira dans quelle mesure Jean Paul II a fait tomber le mur de Berlin huit ans après l’attentat du 13 mai 1981, en quoi ses initiatives ont fait progresser la paix et le respect des droits humains…»

Et Mgr Grab de conclure: «C’est parce qu’il est tout donné que Jean Paul II est un grand missionnaire. Libre pour l’Evangile, homme de dialogue et d’échanges au service de la Bonne Nouvelle qu’il brûle d’annoncer au monde entier». (apic/com/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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