Nouvelle réglementation entre l’Eglise et l’Etat?

Berne: Rencontre entre le Conseil d’Etat et le Conseil synodal réformé

Berne 22 septembre 1997 (APIC) Rencontre au sommet entre l’Eglise réformée évangélique Berne-Jura et le Conseil d’Etat bernois. Les membres du Conseil synodal et ceux du gouvernement bernois se sont demandés s’il convenait d’établir une nouvelle réglementation entre l’Eglise et l’Etat. Autre thème abordé: la politique d’asile envers les réfugiés bosniaques.

Lors de cette rencontre, faite sur invitation du Conseil synodal, nul n’a contesté la bonne collaboration actuelle entre l’Eglise et l’Etat dans le canton de Berne. Ce partenariat doit se poursuivre, a-t-on dit du côté des deux délégations presque au complet. Les représentants de l’Eglise réformée ont toutefois demandé que cette collaboration soit adaptée aux transformations récentes de la société. La décentralisation a ses limites si l’on ne veut pas mettre en question l’ensemble du partenariat. Le Conseil synodal a encore souligné qu’un Etat ne saurait se passer de normes éthiques. Il faut tenir compte du fait qu’en Suisse, ces normes éthiques proviennent essentiellement du christianisme.

Les représentants de l’Etat ont répliqué en disant accepter la responsabilité éthique de leurs décision, mais ont néanmoins aussi rappelé que des points de vue divergents, faisant tous deux appel à l’éthique, peuvent parfois se contredire . Ils ont aussi attiré l’attention du danger de la double légalité.

Entrant dans le concret, le Conseil synodal a remercié les membres de l’exécutif bernois de s’être opposé à une diminution des prestations pour les familles monoparentales et les chômeurs en fin de droit dans le cadre de la révision partielle de la loi sur l’assistance sur l’assistance. Le fait que le gouvernement ait accepté d’augmenter son soutien financier aux offices ecclésiaux de conseils conjugaux a étéé apprécié.

Ne pas faire preuve de cynisme

Les représentants de l’Eglise ont demandé au Conseil d’Etat d’intervenir auprès du Conseil fédéral pour qu’il établisse une différentiation des mesures d’expulsion à l’égard des réfugiés bosniaques. C’est en effet faire preuve de cynisme que de regretter la politique pratiquée à l’égard des réfugiés durant la Deuxième Guerre mondiale si nous ne sommes pas prêts à en tirer des conséquences concrètes pour aujourd’hui. Le Conseil synodal a assuré le gouvernement de son soutien si, suivant l’exemple d’autres cantons, il s’opposait momentanément aux directives fédérales concernant les mesures d’expulsion. (apic/cm/ba)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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