Bethléem: Un groupe de 27 civils et un policier ont quitté la basilique de la Nativité

Le «schéma» de Ramallah proposé à Bethléem

Bethléem, 30 avril 2002 (APIC) Un groupe composé de 27 civils et d’un policier palestinien malade a quitté le 30 avril l’Eglise de la Nativité. C’est ce qu’a confirmé à l’agence MISNA le maire de Bethléem, Hanna Nasser, qui demande à appliquer le «schéma» de Ramallah pour résoudre le problème de la Basilique. Les franciscains mineurs, à Rome, déplorent «l’incapacité du monde civilisé de mener les parties à accepter et à appliquer la tant désirée solution pacifique»

Contacté par téléphone, le maire a expliqué que les négociations étaient en cours pour trouver une solution semblable à celle proposée par les Etats Unis pour les assassins du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi. «Israël affirme que les Palestiniens recherchés qui se trouvent dans l’Eglise sont au nombre de sept», a dit Nasser, «notre proposition est qu’ils soient transférés à la prison de Jéricho en présence d’observateurs américains et britanniques. La solution ne peut à ce point provenir que de Washington et de Londres».

Cette proposition a déjà reçu l’approbation du leader palestinien Yasser Arafat. «Nous avons déjà reçu de Ramallah des indications pour traiter en ce sens et nous poursuivons donc les négociations avec les autorités israéliennes. Mais ce sont elles qui doivent nous donner une réponse: nous demandons aux gouvernements américain et britannique d’assumer également cette responsabilité. Ces personnes recherchées doivent être jugées par un tribunal palestinien et si elles sont retenues coupables, elles doivent être incarcérées au pénitencier de Jéricho avec une garantie internationale, comme l’indique la proposition faite par les Américains il y a quelques jours pour les autres détenus», a déclaré Nasser.

Message désabusé des religieux franciscains

Les franciscains mineurs ont pour leur part diffusé le 30 avril, par le bureau de presse des religieux à Rome, un communiqué dans lequel ils déplorent «l’incapacité du monde civilisé de mener les parties à accepter et à appliquer la tant désirée solution pacifique» en ce début de cinquième semaine d’occupation et de siège du Sanctuaire de la Nativité à Bethléem.

«Nous sommes profondément attristés de constater la répétition, en cette période, des actes de violence qui ont fait des morts et des blessés à l’intérieur même de la zone sacrée et nous adressons un appel pour que cela ne se produise plus’’. Après maintes appels qui n’ont eu aucun écho, durant ces dernière semaines, les franciscains rappellent encore une fois ’’les exigences d’humanité envers tous les êtres crées à l’image de Dieu, y compris les adversaires, mêmes s’ils sont soupçonnés des actes les plus graves et d’exprimer la conviction absolue que le refus de vivres ne doit pas être utilisé comme arme». (apic/mna/bb)

30 avril 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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