Toujours la tutelle étrangère sur le Liban
Beyrouth: Le patriarche Sfeir très critique à l’égard de la loi électorale libanaise
Beyrouth, 4 septembre 2000 (APIC) Le patriarche maronite libanais Nasrallah Sfeir s’est une nouvelle fois montré très critique à l’égard de la loi électorale libanaise, à l’occasion de la seconde phase des élections législatives qui a débouché dimanche sur un véritable raz-de-marée des listes de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Dans les trois circonscriptions de la capitale, il a remporté avec ses colistiers 18 des 19 sièges de Beyrouth.
Tous critiquent la loi électorale, même ceux qui l’ont établie, a estimé dimanche le patriarche. Et le chef de l’Eglise maronite de dénoncer à la fin de son homélie dominicale l’utilisation massive de l’argent à des fins électorales, la criante inégalité d’accès des candidats aux moyens d’information audiovisuels, et l’interdiction faite à certains d’entre eux d’utiliser leur droit de réponse ainsi que les pressions exercées de parties internes et externes lors de la formation des listes électorales. Le cardinal Nasrallah a considéré qu’il s’agit là d’»indicateurs qui ne portent pas à l’optimisme».
A croire que les sièges parlementaires sont «achetés aux enchères»
Le patriarche maronite a dénoncé à ceux qui «se vantent des sommes colossales qu’ils ont dépensées, à croire que leur siège parlementaire a été acheté aux enchères…. Sans compter les déclarations qui sont autant de défis à la Constitution (…) et ne vont pas dans le sens de la fin de la tutelle étrangère sur le Liban et du rétablissement de la confiance des Libanais dans leur pays».
Les observateurs notent que certains milieux du pouvoir ont fait un usage abusif des médias de l’Etat à des fins purement électorales et que des opposants ont été privés du droit de réponse sur Télé-Liban suite à des attaques dont ils ont fait l’objet. (apic/orj/be)




