Interpellation pour la remise de la dette des pays les plus pauvres

Birmingham: Prochain sommet du G7

Londres, 23 octobre 1997 (APIC) Une immense chaîne humaine accueillera à Birmingham, en Angleterre, les participants à la prochaine réunion du Groupe des sept pays les plus industrialisés du monde (G7). Cette manifestation, organisée par la campagne «Jubilé 2000», a pour but de réclamer la remise de la dette des pays du tiers monde d’ici à l’an 2000.

Les manifestants devraient arriver à Birmingham en empruntant tous les moyens de transport inimaginables, même des ballons dirigeables et des parachutes. Selon les organisateurs la chaîne ne sera rompue que lorsque le G7 aura pris connaissance de son message, et acceptera des centaines de milliers de pétitions.

La campagne Jubilé 2000, lancée en Grande-Bretagne en 1996 et soutenue par toutes les grandes Eglises du pays et des représentants de la communauté juive, est au centre d’un réseau mondial qui préconise la remise des dettes non remboursables des pays les plus pauvres pour marquer le jubilé du millénaire. Selon les initiateurs de la campagne, le montant des dettes non remboursables serait d’au moins 100 milliards de dollars.

La campagne s’inspire de la Bible, où selon l’Ancien Testament (Lévitique 25), tous les cinquante ans, le peuple d’Israël doit célébrer le «jubilé», par la libération des esclaves et la remise des dettes.

Pour faire connaître ses objectifs, Jubilé 2000 collecte des signatures pour présenter, espère-t-elle, la plus grande pétition du monde – en réunissant plus de 21 millions de signatures. La pétition se réfère aux «erreurs commises par les prêteurs et les emprunteurs». Elle demande aux chefs des nations qui accordent des prêts d’annuler l’arriéré des dettes non remboursables des pays les plus appauvris, et aussi de prévenir l’accumulation de telles dettes.

La directrice de la campagne, Ann Pettifor, a assisté à Hong-kong à la récente réunion du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «Ceux qui craignent le dialogue avec le FMI et la Banque mondiale n’ont aucune confiance en leurs propres arguments», a souligné Ann Pettifor. Le dialogue avec les organismes de prêts a porté ses fruits, puisque la campagne commence à être prise au sérieux, même s’il subsiste encore des divergences entre Jubilé 2000 et ces institutions, a-t-elle ajouté,

Ann Pettifor s’est félicitée de la décision, prise récemment par le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de s’associer aux initiatives qui préconisent la remise de la dette extérieure des pays les plus pauvres d’ici à l’an 2000.

Le 16 octobre l’observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Renato Martino a annoncé que l’Eglise catholique allait lancer diverses initiatives pour alléger la dette des pays pauvres. (apic/eni/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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