Bolivie : L’Eglise catholique met en garde contre les effets du plan «zéro coca»

La Paz, 8 décembre 2000 (APIC) Aucune alternative économique ne semble être en mesure de garantir la survie de milliers de «cocaleros», estime l’Eglise bolivienne La commission officielle instituée en Bolivie par l’Eglise catholique pour faire appliquer l’accord signé le 13 octobre entre le gouvernement et les fédérations des cocaleros (producteurs de coca) du Chapare (centre du pays) poursuit son œuvre.

Les membres de la commission examinent les accusations pour violations des droits de l’homme perpétrées dans la région par les agents envoyés enquêter sur les événements du «septembre noir», mois de la vaste mobilisation sociale contre la politique gouvernementale. Le groupe analyse en outre les éventuelles retombées sociales de la campagne «zéro coca», promue par l’exécutif pour éliminer complètement les cultures illégales.

Le 15 décembre prochain, La Paz proclamera que l’objectif est atteint, mais la commission pense que l’actuelle extension des champs de coca peut être bien plus importante que ne le déclare le gouvernement déclare. L’Eglise fait remarquer que, pour l’instant, aucune autre culture ne paraît pouvoir garantir la survie des milliers de paysans, dans une région où 60 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. La commission, créée au lendemain de la signature de l’accord ayant mis fin à la protestation, comprend deux curés du Chapare, le responsable de la pastorale sociale de l’archidiocèse de Cochabamba et le secrétaire de la conférence épiscopale bolivienne, le Père Fernando Rojas. (apic/cip-mna/mjp)

8 décembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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