Pour raison de santé
Bolivie: Le président Banzer remet son mandat avec un an d’avance
La Paz, 6 août 2001 A cause de problèmes de santé, le mandat présidentiel de Hugo Banzer, entamé en 1997, prendra fin aujourd’hui avec un an d’avance. A l’occasion du 176ème anniversaire de l’indépendance de la Bolivie, Banzer présentera la renonciation à son mandat, le premier de nature démocratique après avoir été à la tête du régime militaire de 1971 à 1978, devant le Congrès national.
Le pouvoir passera officiellement aux mains du vice-président, Jorge Quiroga, 41 ans, qui le possédait temporairement depuis le 1er juillet dernier, date de l’hospitalisation de Banzer aux Etats Unis.
Au cours de ses quatre années de présidence, Banzer a dû affronter l’une des plus graves crises économiques de ces dernières années sans parvenir à la résoudre. La situation s’est en outre aggravée à cause du lancement du programme d’éradication des champs de coca qui, malgré le soutien international dont il a bénéficié, a causé de graves dommages au niveau local.
Le mouvement indigène, essentiellement composé de paysans d’ethnies Quechua et Aymara, est en effet entré en action à travers des protestations et des mobilisations nationales ayant fait près d’une centaine de morts en deux ans. La première vague de protestations, qui avait obligé Banzer à décréter l’état d’urgence en avril de l’an dernier, fut répétée en octobre 2000 et en juin dernier.
Les organisations indigènes, qui représentent désormais une véritable force syndicale, menacent également l’exécutif de Quiroga. Elles lui ont concédé une brève trêve avant de reprendre, très prochainement, les protestations. (apic/mna/pr)




