Accès à la mer pour les Boliviens: vers de nouveaux horizons?
Bolivie: Le président Morales se rendra au Chili pour l’investiture de Michelle Bachelet
La Paz, 9 février 2006 (Apic) Le président bolivien Evo Morales a annoncé qu’il se rendra le 11 mars prochain à Santiago pour assister à la cérémonie au cours de laquelle la socialiste Michelle Bachelet, nouveau chef d’état du Chili, prêtera serment et s’installera officiellement à cette charge. Ce voyage pourrait ouvrir de nouveaux horizons dans les discussions pour l’accès à la mer des Boliviens.
Il s’agit d’un voyage historique pour les deux pays dont les relations diplomatiques ont été interrompues pendant une trentaine d’années. Ce voyage confirme ainsi l’embellie dans les relations entre le Chili et la Bolivie, après le voyage tout aussi significatif du 22 janvier dernier effectué à La Paz par le président chilien sortant Ricardo Lagos. Ce dernier avait participé à la cérémonie d’investiture de Morales, avant de s’entretenir longuement avec le premier chef d’état indigène de Bolivie.
Aux journalistes qui ont demandé à Morales si sa visite à Santiago est un l’occasion de relancer la revendication bolivienne d’un accès à la mer, il a répondu qu’il affrontera avec Mme Bachelet une série de thèmes bilatéraux mais que celui de la «mediterraneidad», à savoir la possibilité pour la Bolivie de récupérer un débouché sur l’Océan Pacifique, avait été utilisé par ses prédécesseurs «juste pour apparaître sur les journaux» ou pour susciter «des attentes afin d’affaiblir ou écraser les mouvements sociaux et leurs revendications».
«Si nous voulons trouver une solution à cette question historique qu’est l’accès à la mer, nous ne devons pas donner l’alerte ni créer la confusion en utilisant les moyens de communication de masse», a conclu Morales.
Le problème de l’accès à la mer pour les Boliviens, par le biais d’un corridor géographique entre le Chili et le Pérou a toujours été bloqué par le Chili. Le refus chilien de céder un corridor territorial afin de donner à la Bolivie un accès aux ports a suscité une vague de ressentiments anti-chilien des populations boliviennes. (apic/misna/pr)




