Bolivie: Massacres de 11 paysans: l’ONU accuse l’opposition

La Paz, 26 mars 2009 (Apic) Un rapport de l’ONU sur les violences survenues en Bolivie en automne dernier accuse les opposants. Les dirigeants publics qui s’opposaient aux politiques du gouvernement central se sont rendus coupables d’une «grave violation des droits de l’homme», estime le rapport de l’Onu, en parlant des meurtres, en septembre 2008, de 11 personnes, des agriculteurs pour la plupart, qui manifestaient dans la province septentrionale de Pando. Dans le document présenté mercredi soir à La Paz, le représentant du Haut commissariat aux Droits de l’Homme de l’Onu en Bolivie, Denis Racicot, rappelle que cet épisode de violence s’inscrit dans le contexte du conflit politique qui opposait le gouvernement central (socialiste) aux administrations conservatrices des provinces les plus riches du pays. D’après la reconstitution des faits fournie par les Nations Unies, un groupe de dirigeants et militants fidèles au gouverneur de la province, Leopoldo Fernandez, auraient ouvert le feu sans discrimination contre les manifestants. Le document du Haut commissariat aux Droits de l’homme soutient que neuf paysans et deux dirigeants qui avaient tenté d’empêcher cette exécution sommaire ont perdu la vie dans l’épisode. (apic/misna/pr)

26 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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